• Le collège Massenet accueillait ce jeudi un atelier d’initiation au code informatique organisé par Orange.
  • L’apprentissage du code informatique est désormais dans les programmes scolaires.
  • L’objectif d’Orange est de susciter des vocations, alors que les compétences en la matière sont peu répandues en France.

« Franchement, c’est trop bien, c’est mieux que les cours normaux. » Nesrine, 12 ans, ne cache pas son enthousiasme. La jeune fille, élève en 5e au collège Massenet, dans les quartiers nord de Marseille, immortalise sur Snapchat son succès de la matinée. Elle et son amie Shania sont parvenues à programmer un robot pour qu’il suive un parcours prédéterminé au sol. « Avant, moi je savais même pas c’était quoi ces trucs ! », rigole Shania.

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Les cinq classes de 5e de ce collège du 14e arrondissement en Rep + bénéficiaient ce jeudi d’ateliers d’initiation au code informatique. Leur professeur de technologie, Anthony Mihière, était bien présent, mais ce sont des salariés d’Orange qui servaient de « coach ». L’entreprise organise en effet 53 ateliers d’initiation au code informatique et à la robotique pour les 9-13 ans partout en France, entre le 11 et le 19 octobre.

Fini la soudure en techno !

Les yeux rivés sur l’écran d’ordinateur, Sahra aligne les combinaisons dans son T-shirt « Orange ». Aidée de Nadine, sa coach du jour, elle conçoit un petit jeu vidéo en maniant le code informatique. « Franchement, quand je joue chez moi, je pensais pas qu’il fallait faire tout ça ! », s’émerveille l’adolescente.

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Depuis 2016, le code informatique a fait son entrée dans les programmes scolaires. Au collège, ces cours sont dispensés en mathématiques et/ou en technologie. Fini les ateliers soudure, place à l’apprentissage de la programmation informatique ! « Dans les programmes, on s’oriente de plus en plus vers ça, bientôt, les gamins seront meilleurs que moi », s’amuse Anthony Mihière.

Susciter des vocations

« Les deux professeurs de technologie étaient favorables au projet proposé par Orange, car c’est dans les apprentissages de la 5e, et c’est une manière d’apprendre autrement que dans la classe, précise Christophe Calippe, principal de l’établissement, quand on l’interroge sur la présence d’une telle entreprise dans son établissement. C’est avant tout un projet pédagogique. Ça leur permet de travailler avec des professionnels du secteur, en alliant la théorie à la pratique. »

Le délégué régional Marseille Provence d’Orange Fabien Finucci espère, de son côté, susciter des vocations dans ce qui constitue les emplois de demain. « Dans le domaine du numérique, la France a beaucoup de difficultés à recruter. Par exemple, l’an dernier, le pays n’a pu recruter que 1.200 ingénieurs en cybercriminalité sur les 6.000 dont elle a besoin » « Moi j’aimerais trop travailler là-dedans plus tard », confie Nesrine. « On s’amuse, et après ça fait des sous ! », sourit Shania. Rendez-vous dans une dizaine d’années…