GM&S: Retrouver du travail à 180 km de son domicile? Pas un problème pour Collomb grâce au TGV

REACTION L’élu n’a lui « pas de problème » à venir à Paris depuis Lyon…

C. Ape.

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Gérard Collomb

Gérard Collomb — PHILIPPE MERLE / AFP

Travailler à 180 km de chez soi ? Un jeu d’enfant, si l’on en croit le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. Revenant sur la sortie d’Emmanuel Macron sur le « bordel » causé par des manifestants de GM & S, le ministre de l’Intérieur a relancé la polémique bien malgré lui.

« Il y a des endroits où on ferme les usines, mais des endroits où on crée des emplois, et ces emplois ne sont pas pourvus. Pourquoi ils ne sont pas pourvus ? », s’est demandé Gérard Collomb dimanche sur BFMTV, évoquant le sort des salariés licenciés de GM & S à La Souterraine (Creuse) alors que la fonderie Constellum d’Ussel (Corrèze) à du mal à pourvoir ses postes vacants.

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« C’est pas le problème de 180 kilomètres »

Serait-ce une question de mobilité ? « C’est pas le problème de 180 kilomètres », a estimé Gérard Collomb. « Si vous êtes relié par une autoroute ou une voie ferrée qui peut y aller… Je viens de Lyon, j’ai pas de problème pour venir chez vous. » Toute la difficulté résidant dans le « si ».

Depuis Lyon, l’élu peut monter à bord d’un des 14 TGV et 5 TER qui, chaque jour, comptant en moyenne 97 euros et en moins de deux heures, assurent la liaison avec Paris. Mais dans la Creuse, point de TGV à l’horizon. Le trajet depuis la Souterraine pour rejoindre Ussel doit s’effectuer en TER et prend entre 2h30 et 3h30. Marianne alerte sur le fait que cette gare est menacée de déclassement, alors que d’ici à 2018, les Intercités qui relient Paris à Toulouse ne marqueront plus l’arrêt.

Ce n’est donc pas un problème de mobilité mais de connexion aux réseaux de transports. Et Gérard Collomb l’assure « le gouvernement veut mettre l’accent sur les problèmes de mobilité ».

Pour certains internautes, le mal est déjà fait, la solution du ministre prouvant que l’exécutif serait « déconnecté des réalités ».