Plus de mille personnes, 1.020 exactement. Tel est le nombre de victimes d’infractions « anti-LGBT » recensées en 2016 en France. Le chiffre, édifiant, émane d’un rapport diffusé ce jeudi par la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah). La grande majorité de ces personnes sont des hommes (70 %). La moitié a moins de 35 ans.

Et ces 1.020 victimes de crimes ou délits ont été visées « parce qu’elles sont - ou sont considérées comme - homosexuelles, bisexuelles ou transgenres ». Sur les 1.084 infractions enregistrées par les forces de sécurité et repérées comme « anti-LGBT » du fait de leur qualification pénale ou d’éléments liés au mobile de l’auteur, 32 % sont des injures et des outrages, 24 % des violences physiques, 18 % des menaces, 6 % des infractions à caractère sexuel et 2 % relèvent de la discrimination.

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En Gironde, dans l’Hérault, dans les Bouches-du-Rhône

Plus de la moitié de ces crimes et délits ont lieu dans les très grandes agglomérations comme Paris, mais surtout en province, souligne ce bilan annuel, publié pour la première fois.

« C’est dans les grandes agglomérations de province que leur part, comparée à leur population résidente, est plus importante », note le service statistique ministériel du ministère de l’Intérieur, en particulier en Gironde (33), dans l’Hérault (34), dans les Bouches du Rhône (13), dans le Nord (59), dans le Rhône (69).

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« Ceci doit être contextualisé par la propension des victimes à porter plainte, qui pourrait varier entre zone urbaine et zone rurale », a indiqué la Dilcrah. Lancé le 21 décembre 2016, le « plan de mobilisation contre la haine et les discriminations envers les personnes LGBT » (lesbiennes, gays, bisexuels et transexuels) a pour objectif de « rappeler qu’en République, chaque citoyen doit être respecté quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre » selon le site du gouvernement.

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