Le procès d'un homme accusé de torture et actes de barbarie contre sa compagne s'ouvre ce lundi

PUY-DE-DÔME Le corps sans vie d’une femme de 47 ans avait été découvert en juin 2014 au domicile de l’accusé…

20 Minutes avec AFP

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Un policier devant les assises de Riom dans le Puy-de-Dôme en novembre 2016 lors du procès des parents de la petite Fiona.

Un policier devant les assises de Riom dans le Puy-de-Dôme en novembre 2016 lors du procès des parents de la petite Fiona. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

  • L’accusé, Victor Da Silva, est jugé à partir de ce lundi par la cour d’assises du Puy-de-Dôme
  • Il est poursuivi pour « tortures » et « actes de barbarie » infligés à sa compagne, décédée le 5 juin 2014 à Malintrat (Puy-de-Dôme).
  • Il encourt jusqu’à 30 ans de prison

Un procès d’une rare violence s’est ouvert ce lundi devant la cour d’assises du Puy-de-Dôme. Celui d’un homme de 52 ans poursuivi pour tortures et actes de barbarie infligés à sa compagne, décédée de ses blessures à la suite d’un acte sexuel extrême.

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Le 5 juin 2014, les secours étaient intervenus peu avant l’aube au domicile de l’accusé à Malintrat (Puy-de-Dôme) à la suite d’un appel de ce dernier affirmant que sa compagne Sylvie venait de faire une tentative de suicide en absorbant des médicaments. Les sapeurs-pompiers avaient retrouvé le corps inanimé de la victime, nu et couvert d’hématomes, sur le lit de la chambre maculé de taches de sang.

L’accusé était fortement alcoolisé 

Mis en examen du chef de tortures et actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner, l’homme avait expliqué au cours de l’instruction que sa partenaire était décédée, selon lui, des suites d’une pratique sexuelle. En froid avec elle, fortement alcoolisé lors de cette soirée, il avait ajouté être devenu fou et avoir voulu faire volontairement du mal à sa partenaire, selon l’acte d’accusation.

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Selon ses dires, il aurait d’abord pris son silence pour du consentement, avant d’avouer qu’elle lui avait demandé d’arrêter. Les enquêteurs estiment eux que l’accusé aurait utilisé un manche à balai pour torturer sa victime. L’ADN de la quinquagénaire avait été retrouvé aux extrémités de l’objet.

Un casier judiciaire chargé

Les témoignages récoltés durant l’instruction décrivent un homme maladivement jaloux et extrêmement agressif envers les femmes. Il séquestrait, frappait et forçait sa compagne à avoir des relations sexuelles. Cette dernière avait fait une tentative de suicide mais était revenue vers lui, la peur l’empêchant de le quitter.

Déjà condamné pour des faits de violence volontaire sur la victime, Victor Da Silva, qui était sans emploi, avait aussi écopé dans le passé d’une peine de 10 ans d’emprisonnement pour trafic de stupéfiants. Il encourt une peine de 30 ans de réclusion criminelle.