Grève des routiers: Les opérations escargot et les blocages ont commencé

SOCIAL Le mouvement reconductible des routiers contre la réforme du travail a débuté lundi à l'aube...

20 Minutes avec AFP

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Illustration barrage routier.

Illustration barrage routier. — MATHIEU PATTIER/SIPA

Opérations escargot, raffineries et dépôts pétroliers visés : des routiers ont débuté lundi à l’aube un mouvement reconductible contre la réforme du travail, avec de nombreuses actions en régions, selon des responsables CGT et FO.

Aux environs de 6 h, des actions étaient en cours au Havre, à Rouen, Caen, Bordeaux, La Rochelle, Marseille, Lyon ou encore Nantes, ont-ils précisé. Elles « se mettent en place tranquillement » partout en France, a expliqué Bruno Lefebvre de FO.

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En revanche, à Bordeaux et Donges (Loire-Atlantique) c’est « un peu chaud » en raison de la présence des gendarmes, « déjà en place » à l’arrivée des grévistes. Il n’y a pas eu d’affrontements, ni d’intervention des forces de l’ordre aux abords de la raffinerie Total de Donges, ont cependant précisé les autorités.

Poids lourds bloqués sur l’autoroute A22

Dans le Nord, une opération escargot devait se mettre en place en direction d’Arras (Pas-de-Calais), ainsi que des actions à la raffinerie de Valenciennes et devant les dépôts pétroliers de Dunkerque, toujours selon FO. Plus tôt dans la nuit, une trentaine de routiers ont bloqué les poids lourds sur l’autoroute A22, tout près de la Belgique.

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La mobilisation est « à la hauteur de nos attentes », a réagi Jérôme Vérité, numéro un de la CGT-Transports, évoquant des actions en cours devant les dépôts pétroliers d’Ile-de-France.

Dépôts de carburants et plateformes logistiques visés

A La Rochelle, « les dépôts de carburants sont fermés », et une action est menée à un péage près de Lyon, a-t-il ajouté. Près de Marseille, au dépôt pétrolier de La Mède, « rien ne rentre et rien ne sort », a affirmé Fabrice Michaud de la CGT. Selon lui, des « plateformes logistiques sont aussi visées » par une « petite cinquantaine » de grévistes.

A Caen, « une quarantaine de véhicules » menait une « opération escargot » sur la rocade un peu avant 6 h, d’après Jean-Marc Lambert (CGT). Un « barrage filtrant » devait ensuite être mis en place sur le périphérique sud. Environ « 50 personnes » se sont également rassemblées devant un terminal pétrolier à Grand-Quevilly, près de Rouen, d’après Luc Gaffet (CGT).

Les routiers CGT et FO ont appelé à une grève reconductible contre la réforme du travail qui risque, selon elles, d’affaiblir les protections des salariés et de diminuer leur rémunération. Ils ont également exprimé des inquiétudes quant à la révision de la directive européenne sur le détachement. Des revendications salariales sont aussi exprimées, notamment de la part des conducteurs de matière dangereuse.