Des incidents à Paris et à Nantes lors des manifestations contre la réforme du Code du travail

SOCIAL A Paris, Nantes et même Caen, il y a eu un peu de grabuge et même des interpellations…

M.B. avec AFP

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Manifestation contre la loi Travail le 12 septembre 2017 à Paris.

Manifestation contre la loi Travail le 12 septembre 2017 à Paris. — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Ça a chauffé ce mardi après-midi comme ont pu le constater les journalistes de 20 Minutes qui suivaient les manifestations à Paris et à Nantes. Dans la capitale, des manifestants ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes et de canon à eau, lors du cortège sur la réforme du Code du travail. Le cortège, qui se rendait de la place de la Bastille à la place d’Italie, a été plusieurs fois arrêté par ces incidents, notamment au niveau du boulevard de l’Hôpital.

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« Les forces de l’ordre ont fait usage de lacrymogènes »

« Les forces de l’ordre ont fait usage de lacrymogènes à la suite des jets de projectiles », a confirmé la préfecture de police de Paris. Elles ont également eu recours à « une utilisation d’eau après la prise à partie d’une unité mobile », a précisé la préfecture de police.

La préfecture, qui a fait état de la présence dans le cortège de « 300 personnes encagoulées », a rapporté « quelques dégradations », notamment de vitres et de panneaux publicitaires. La police a ainsi procédé à trois interpellations. Selon la CGT, les manifestants étaient au nombre de 60 000 à Paris. La préfecture de police a donné le chiffre de 24 000.

Trois interpellations à Nantes

Pendant ce temps à Nantes, des échauffourées ont éclaté à l’issue de la manifestation contre la réforme entre manifestants anticapitalistes et forces de l’ordre. Alors que se terminait la manifestation à l’appel de la CGT-FO-FSU-Solidaires-Unef, vers 16 h 30, au moins 1 000 manifestants selon la police, la plupart le visage dissimulé, ont continué à défiler.

Ils marchaient notamment derrière une banderole proclamant : « La jeunesse de retour pour vous jouer un mauvais tour ». Visées par divers types de projectiles, les forces de l’ordre ont répliqué à grand renfort de gaz lacrymogènes. Au moins trois manifestants ont été interpellés, a constaté une journaliste de l’AFP.

Pas moins de 6 200 personnes selon la police, 15 000 selon la CGT, avaient auparavant manifesté dans le centre-ville de Nantes, derrière une banderole de tête demandant le « retrait des ordonnances ».

D’après Ouest-France, à Caen, le siège du Medef Calvados a été vandalisé en milieu de journée vers 12 h 30. Des faits qui se sont déroulés alors que la manifestation contre la réforme du Code du travail se déroulait dans le centre-ville.