VIDÉO. «Tu n'es qu'un bon à rien»: Campagne contre les violences verbales faites aux enfants

EDUCATION Des « petites phrases » qui marquent les enfants et ont un impact sur leur développement…

20 Minutes avec AFP

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Une mère accompagnant son enfant à l'école

Une mère accompagnant son enfant à l'école — URMAN LIONEL/SIPA

Les parents ne devraient peut-être pas dire ça. « Qu’est-ce que j’ai fait pour avoir un fils comme toi ? », « Tu as toujours été plus lent que ton frère » : les violences verbales subies pendant l’enfance ont un impact sur le développement, rappelle mardi une campagne de sensibilisation nationale lancée par deux associations.

A l’initiative de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire et de StopVeo - Enfance sans violences, un spot de 30 sec va être diffusé à partir de mardi sur Internet puis sur plusieurs chaînes télévisées (France 5, France 24, LCP, RTL9) à partir de vendredi.

« Qu’est-ce que j’ai fait pour avoir un fils comme toi ? »

Dans ce film, conçu et réalisé par l’agence Publicis Conseil, cinq adultes témoignent de « la petite phrase » qui les a marqués quand ils étaient enfant : « Ah, si j’avais su, j’aurais pas fait d’enfant », « Ne mets pas ce tee-shirt, il te fait des gros bras », « Tu n’es qu’un bon à rien », « Tu as toujours été plus lent que ton frère » ou « Qu’est-ce que j’ai fait pour avoir un fils comme toi ? ».

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Il sera diffusé jusqu’au 20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant.

« Toutes les violences verbales peuvent avoir des répercussions sur les enfants », explique à l’AFP le médecin Gilles Lazimi, coordinateur des campagnes contre les « violences éducatives ordinaires ». « Le but n’est pas de culpabiliser, mais de réfléchir sur nos pratiques éducatives. »

« Ne pas minimiser ces phrases que l’on emploie »

Après plusieurs campagnes contre les violences physiques, cette première campagne nationale consacrée aux violences verbales a pour objectif de « ne pas minimiser ces phrases que l’on emploie », a-t-il souligné.

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Les associations espèrent « créer une véritable prise de conscience sur le fait que les violences éducatives ordinaires envers l’enfant, pratiquées par de nombreux parents et tolérées par la société, qu’elles soient d’ordre psychologique ou physique, peuvent avoir des conséquences sur son développement et compromettre sa confiance », précisent-elles dans un communiqué.

Elles attendent en outre une nouvelle proposition de loi pour bannir les punitions corporelles envers les enfants, la dernière ayant été censurée en début d’année pour des raisons de forme par le Conseil constitutionnel.