Plus de 180 manifestations et 4.000 appels à la grève ont été recensés par la CGT pour mardi, première mobilisation sociale du quinquennat contre les ordonnances réformant le droit du travail.

A Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nantes et dans plusieurs dizaines d’autres villes de France, des manifestations sont prévues à l’initiative de la CGT, Solidaires et de la FSU. En opposition avec leur direction nationale, des fédérations et unions départementales FO et CFE-CGC se joindront aux cortèges. L’Unef et plusieurs organisations de jeunesse défileront également. Mais concrètement, ça donne quoi ?

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Côté transports, la circulation des trains pourrait être perturbée puisque la CGT-cheminots et SUD-rail, premier et troisième syndicats à la SNCF, appellent à la grève contre la réforme du Code du travail, qui va selon eux fragiliser les droits des salariés et faciliter les restructurations.

Comptez deux trains sur trois sur les lignes C et D du RER.

A la RATP, la CGT, SUD, FO et UNSA ont également déposé un préavis de grève couvrant l’ensemble des personnels. Il est prévu la circulation de deux RER A sur trois et d’un RER B sur deux. La circulation des métros s’annonce normale. Les trafics des tramways et bus devraient être « quasiment » normaux, selon les prévisions de la RATP.

Les fédérations CGT et FO des transports appellent aussi les routiers à faire grève.

Chez les contrôleurs aériens, l’Usac-CGT appelle à s’opposer « par la grève et dans les manifestations » au « démantèlement du Code du travail ». Le préavis déposé par le premier syndicat de la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) ne devrait pas entraîner de perturbation, selon l’Aviation civile qui doit affiner ses prévisions dimanche.

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A Air France, CGT, FO et SUD ont déposé des préavis de grève pour le 12 septembre, ce dont la compagnie « a pris note », estimant qu'« il est trop tôt pour se prononcer sur l’impact éventuel de ce mouvement sur le programme de vol de la compagnie ».

Dans le secteur pétrolier, la FNIC-CGT appelle au débrayage. « Pas une goutte de produit pétrolier ne doit sortir de nos raffineries, de nos dépôts », écrit la FNIC-CGT. La fédération FO chimie appelle également à la grève.

Idem dans l’énergie, où la CGT (syndicat majoritaire) et FO appellent à la mobilisation. L’alliance Unsa - CFE-CGC Energies appelle aussi à rejoindre le mouvement, car les salariés des industries électriques et gazières « seront directement touchés demain ».

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Du côté de la fonction publique, la CGT et Solidaires ont appelé à la mobilisation même si la réforme du Code du travail concerne le secteur privé.

Elles ont été rejointes par la FSU, très présente dans l’éducation, qui a en outre proposé à l’ensemble des fédérations de fonctionnaires « la construction d’une journée d’action, la plus unitaire possible, au mois d’octobre » afin d’exprimer les désaccords des agents publics sur les mesures annoncées par le gouvernement les concernant.

Les fédérations FO couvrant la Fonction publique hospitalière et la fonction publique territoriale ont déposé un préavis de grève qui court du 11 septembre au 11 octobre « sous le signe de la résistance syndicale contre toutes les attaques subies » dont le « gel du point, la hausse de la CSG, le rétablissement du jour de carence, les coupes budgétaires sur les collectivités et établissements, les attaques portées contre le statut des fonctionnaires ».