Seine-Saint-Denis: Une famille juive séquestrée et détroussée à son domicile de Livry-Gargan

AGRESSION Trois membres d’une même famille ont été «menacés de mort», «insultés», «violemment battus» et «dépouillés par trois individus» qui ont pris la fuite…

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une voiture de police.

Illustration d'une voiture de police. — GILE MICHEL / SIPA

Une famille juive a été séquestrée et détroussée dans la nuit de jeudi à vendredi à son domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), une « nouvelle agression antisémite » dénoncée dimanche par les institutions juives.

Le parquet de Bobigny a confié vendredi à la sûreté territoriale du département une enquête pour vol aggravé par plusieurs circonstances - dont le fait que les faits semblent avoir été commis en raison de la religion des victimes -, extorsion aggravée et séquestration, a-t-il indiqué à l’AFP.

L’agression, « manifestement antisémite », aurait été « préméditée », selon le BNCVA. Trois membres d’une même famille ont été « menacés de mort », « insultés », « violemment battus » et « dépouillés par trois individus » qui ont pris la fuite.

« Vous êtes juifs, vous avez de l’argent, on prend l’argent aux juifs pour le donner aux pauvres »

« Selon les victimes, les auteurs se sont introduits dans le pavillon par effraction, ils ont coupé le courant, séquestré d’abord le fils de la famille, puis au petit matin s’en sont pris à la maîtresse de maison » et à son mari pendant plusieurs heures, jusqu’à ce que la femme parviennent à alerter la police, affirme le BNCVA. Les agresseurs auraient déclaré à leurs victimes, « des membres connus de la communauté » : « Vous êtes juifs, vous avez de l’argent, on prend l’argent aux juifs pour le donner aux pauvres », toujours selon le BNCVA. Ils auraient « réclamé et emporté les bijoux, des sommes d’argent en espèces et les cartes de crédit de la famille », ajoute-t-il.

Pour le Président du Crif, Francis Kalifat, « cet acte odieux est bien la preuve si besoin en est, que les juifs de France sont particulièrement menacés dans la rue et depuis quelque temps au sein même de leur domicile ce qui est encore plus inquiétant ». « Après le meurtre atroce de Sarah Halimi chez elle cette nouvelle agression doit conduire les autorités de notre pays à une vigilance renforcée et à des sanctions exemplaires et dissuasives », plaide-t-il. Sarah Halimi, une juive orthodoxe de 65 ans, a été tuée par son voisin musulman avril à Paris. La qualification antisémite n’a pas été retenue lors de la mise en examen de son meurtrier présumé.