Le trafic ferroviaire a été rétabli dans le sud-est de la France dimanche en milieu de journée, après avoir été interrompu samedi soir en raison d’un incendie qui a ravagé 240 hectares près d’Aubagne (Bouches-du-Rhône) et bloqué plus de 3.000 personnes dans les gares de Marseille, Nice ou Toulon. Dimanche, la SNCF s’est engagée à rembourser les passagers bloqués en gare.

« Une petite dizaine de trains » bloqués

« Des incendies ont obligé les pompiers à interrompre la circulation entre Marseille et Aubagne pendant une quinzaine d’heures », a expliqué dimanche soir à BFMTV Guillaume Pépy, pdg de la SNCF, qui a rappelé qu’un second incident : un colis suspect en gare de Marseille, a entraîné le blocage de la gare pendant deux heures.

« Le trafic a repris », a déclaré un porte-parole de la SNCF. En fin de matinée, environ 1.300 personnes étaient encore bloquées en gare de Marseille, 1.700 à Toulon, et 370 à Nice à bord d’un TGV. La ligne SNCF Paris-Nice a été coupée dans les deux sens samedi soir en raison d’un feu de forêt qui a été fixé dans la nuit de samedi à dimanche. « Une petite dizaine de trains » ont été bloqués samedi soir et « réintroduits dans le plan de transport dimanche matin, bien évidemment en leur donnant la priorité », a déclaré un autre porte-parole de la SNCF.

Après avoir « lutté toute la nuit d’arrache-pied afin de stabiliser les flancs de l’incendie qui restent encore actifs », près de 620 pompiers étaient mobilisés dimanche matin, appuyés depuis par deux Tracker, deux Canadair et un hélicoptère bombardier d’eau, ont fait savoir les pompiers dans un communiqué.

Quatre personnes ont été blessées légèrement, dont une femme âgée et trois pompiers, surtout pour des intoxications par les fumées.

« La bonne nouvelle est que nos installations n’ont pas souffert. Le feu a traversé les voies donc nous avions peur que les câbles aient fondu ou autres - ce n’est pas le cas », a ajouté le porte-parole de la SNCF.

Des passagers intégralement remboursés

« Nos voyageurs ont été lourdement pénalisés », a consenti Guillaume Pépy, qui a indiqué que « 300 cheminots ont travaillé toute la nuit » avaient été mobilisés dans la nuit pour assurer l’accompagnement des voyageurs et distribuer des plateaux repas et des bouteilles d’eau ont été distribuées aux passagers bloqués.

« Nous avons décidé de faire un geste commercial plus important que d’habitude : la garantie voyageurs TGV (GR30) s’appliquera non seulement aux personnes profondément indisposées dans les gares cette nuit mais également aux usagers subissant un retard aujourd’hui. Environ 20.000 personnes pourront donc être indemnisées », a déclaré le directeur de SNCF Mobilité pour la région PACA, Jean-Aimé Mougenot, estimant un coût avoisinant le million d’euros, « on a fait tout ce qu’on a pu ».

Le PDG de la SNCF, Guillaume Pépy, a annoncé dimanche soir qu’il s’agissait d’une « mesure d’indemnisation exceptionnelle », rappelant que les événements « ne sont pas de notre responsabilité », avant de préciser que les passagers impactés seraient remboursés « à 100 % ».