Montauban: Une infirmière dépose plainte contre un médecin pour une agression en plein service

FAITS DIVERS Le médecin l’aurait violemment saisie par le cou…

20 Minutes avec agence

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Une infirmière a été agressée par un médecin urgentiste de la clinique du Pont de Chaume à Montauban (illustration).

Une infirmière a été agressée par un médecin urgentiste de la clinique du Pont de Chaume à Montauban (illustration). — VIDAL/ISOPRESS/SIPA

Une infirmière de la clinique du Pont de Chaume de Montauban (Tarn-et-Garonne) a déposé plainte contre un médecin urgentiste de l’établissement qui l’aurait agressée physiquement et verbalement, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Le médecin, qui était de garde aux urgences cette nuit-là, aurait attrapé la soignante « par le cou » en la menaçant du poing tout en la plaquant contre l’unité centrale, rapporte La Dépêche.

Entorse cervicale et contusions

L’agression aurait eu lieu pour le seul motif que l’infirmière « avait alerté l’administrateur de garde sur l’addictologie d’une personne » qu’il venait d’hospitaliser. « J’ai simplement suivi la procédure », s’est justifiée la soignante, qui souffre de contusions lombaires et d’une entorse cervicale.

Après l’attaque, celle qui est aussi représentante syndicale CGT a assuré la suite de sa garde et a ainsi attendu cinq heures, avant de se présenter aux urgences pour faire constater ses blessures.

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Aucune sanction pour l’instant

Vendredi, un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire a été organisé et il y a été décidé de la mise en place d’une cellule de soutien psychologique pour le personnel.

« Non seulement aucune sanction n’a été prise à l’encontre du médecin urgentiste, mais aucune mesure de protection n’a été évoquée par la direction pour protéger l’infirmière », déplore Christophe Couderc, secrétaire général CGT de la clinique.

Encore sous le choc, l’infirmière s’est vu prescrire cinq jours d’arrêt de travail.

Des conditions de travail dégradées

Les conditions de travail se seraient dégradées dans cet établissement hospitalier à la suite de suppressions de poste, indique Radiototem.

Le site rappelle également qu’en 2015, une partie du personnel de cette clinique avait mené une grève de plus de 50 jours pour dénoncer le manque de moyens.