VIDEO. Affaire Grégory: La demande de remise en liberté de Murielle Bolle sera déposée lundi

JUSTICE Les avocats de Murielle Bolle, mise en examen le 29 juin, ont reporté cette demande à deux reprises cette semaine…

20 Minutes avec AFP

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Jean-Paul Teissonniere, l'avocat de Murielle Bolle devant la gendarmerie de Saint-Etienne-Les-Remiremont le 29 juin 2017.

Jean-Paul Teissonniere, l'avocat de Murielle Bolle devant la gendarmerie de Saint-Etienne-Les-Remiremont le 29 juin 2017. — AFP

La demande de remise en liberté de Murielle Bolle, incarcérée dans le cadre de l’affaire Grégory, qui devait être déposée le 10 juillet devant la chambre de l’instruction de Dijon, a été reportée à deux reprises et ne le sera finalement que lundi, selon ses avocats.

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Une confrontation prévue le 28 juillet

« Dans un premier temps, nous déposerons la demande et il est vraisemblable que la chambre de l’instruction, qui dispose d’un délai de 20 jours pour statuer, se réunisse dans le cadre d’un débat contradictoire », a indiqué jeudi à l’AFP Me Christophe Ballorin, un des avocats de cette femme de 48 ans, témoin clé en 1984 et mise en examen le 29 juin dernier. Cette audience « pourrait avoir lieu la semaine suivant la confrontation », prévue le 28 juillet, entre Murielle Bolle et un cousin dont le témoignage récent a été déterminant dans sa mise en cause, a précisé Me Ballorin.

La rétractation éclair, il y a plus de 32 ans, de celle qui était alors adolescente, après un témoignage accablant son beau-frère Bernard Laroche pour le rapt de Grégory, 4 ans, retrouvé mort dans la Vologne le 16 octobre 1984, est à nouveau au cœur des investigations.

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Le premier juge retrouvé mort mardi

Le report de la demande de remise en liberté est justifié par la « pudeur » nécessaire après la mort mardi - probablement un suicide - de Jean-Michel Lambert, le premier juge chargé d’instruire l’affaire, ont précisé les conseils de Murielle Bolle, qui mettent aussi en avant « la nécessité de ne pas mettre la pression sur la chambre de l’instruction ».

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Un nouvel avocat pour le couple Villemin

Par ailleurs, l’avocat lyonnais Me François Saint-Pierre a rejoint jeudi la défense des époux Villemin, les parents de Grégory, déjà représentés par Mes Thierry Moser et Marie-Christine Chastant-Morand. « Nous estimons qu’il est bon et utile que la procédure soit examinée par un œil neuf », a fait valoir dans un communiqué Thierry Moser, un des conseils historiques du couple, évoquant aussi « un surcroît d’activité » pour la partie civile après les récents rebondissements de l’affaire.

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