Immigration: Une pétition «contre l'enfermement des enfants en rétention» recueille 60.000 signatures

ENFANTS La rétention administrative permet de retenir un étranger faisant l’objet d’une décision d’éloignement, dans l’attente de son renvoi forcé...

20 Minutes avec AFP

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Le centre de rétention administrative de Metz-Queuleu, le 8 janvier 2009

Le centre de rétention administrative de Metz-Queuleu, le 8 janvier 2009 — Jean-Christophe Verhaegen AFP

Une pétition demandant au président Emmanuel Macron de « mettre fin à l’enfermement d’enfants dans les centres de rétention » administrative avait recueilli près de 60.000 signatures ce mardi, a annoncé un collectif d’associations d’aide aux étrangers.

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« De jeunes enfants - parfois des nourrissons - ou des adolescents sont privés de liberté, surveillés par des policiers, enfermés derrière un grillage… dans des prisons qui ne disent pas leur nom : les centres de rétention administrative », affirment les associations, en notant que « leur crime » est d'« avoir des parents étrangers dont les papiers ne sont pas à jour ».

Un moratoire à effet immédiat exigé par les associations

En 2016, « 182 enfants ont vécu cette injustice » en métropole et « 4.285 mineurs ont subi le même sort à Mayotte », souligne la pétition lancée par la Cimade sous le titre « plus jamais d’enfants placés en rétention ! ».

La rétention administrative permet de retenir un étranger faisant l’objet d’une décision d’éloignement, dans l’attente de son renvoi forcé.

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Il y a tout juste un an, le 12 juillet 2016, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) avait condamné la France pour des « pratiques dégradantes » à l’encontre des enfants enfermés en rétention, rappelle le collectif qui réunit notamment la Cimade, le Réseau Education sans frontières (RESF), la Ligue des droits de l’Homme (LDH), le Syndicat des avocats de France (SAF) et France terre d'asile.

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« Avec la période estivale, nous redoutons une multiplication des enfermements de mineurs dans les centres de rétention, comme c’est le cas chaque année », car « afin d’éviter la mobilisation » des parents et des associations « les préfectures procèdent à de nombreuses procédures (…) en juillet et août », ajoute le texte.

C’est pourquoi les associations « demandent au chef de l’État d’ordonner un moratoire à effet immédiat » contre cette pratique « et de traduire cette décision dans la loi dans les meilleurs délais ».