Les cinq conseils pour survivre aux deux mois de vacances avec vos enfants

VOILA L'ETE Ce vendredi commencent les vacances scolaires estivales et pour les parents, il va falloir occuper les enfants deux mois durant…

Anissa Boumediene

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En adoptant la bonne stratégie, les deux mois de vacances estivales se passeront sans encombre pour toute la famille.

En adoptant la bonne stratégie, les deux mois de vacances estivales se passeront sans encombre pour toute la famille. — SUPERSTOCK / SIPA

Vos enfants, vous les adorez (c’est un peu votre job aussi) et vous aimeriez bien pouvoir passer davantage de temps avec eux. Ça tombe bien, ce vendredi donne le coup d’envoi des grandes vacances estivales. Plusieurs semaines durant lesquelles toute la famille va pouvoir se retrouver. Et des semaines durant lesquelles il faudra aussi occuper vos enfants tous les jours, toute la journée. De quoi vous rendre chèvre et vous faire espérer le retour rapide de la rentrée ? 20 Minutes vous donne quelques clés pour survivre à tout un été avec vos enfants.

Lâcher prise

Faire les devoirs, dîner tôt, coucher les enfants de bonne heure : durant l’année scolaire, le timing de la journée est chronométré. Mais « les vacances, c’est le moment parfait pour lâcher prise », suggère le Dr Gilles Valet, pédopsychiatre et auteur des 101 règles de l’éducation bienveillante (éd. Larousse). Pour Isabelle Cantarero, auteure du 1er cahier de vacances de la famille (éd. playBac) et de Mon blog de maman, « lâcher prise passe par le fait de lâcher les écrans : en vacances, pas de smartphone ni de tablette ! »

Côté parents, « on peut en profiter pour être plus souple sur les règles que le reste de l’année, sur l’heure du coucher ou des repas par exemple, prescrit le Dr Valet. Cela permet d’éviter des tensions mais aussi de souligner qu’on est là dans l’exception à la règle qui a cours tout au long de l’année ». « Le matin, je laisse mes enfants vivre à leur rythme, dormir, lire ou jouer, confirme Isabelle Cantarero. C’est à la cool ».

Dans un premier temps, il faut oublier la discipline des jours d’école. « La fin de l’année scolaire peut être une source de tensions ou de conflits, en particulier si l’enfant a eu des résultats moins bons, relève le Dr Valet. L’important est de ne pas mettre sur lui la pression d’emblée. Il faut aussi laisser à l’enfant, et aux parents, le temps de décompresser. Pour la deuxième partie des vacances, on peut envisager des temps de travail le matin par exemple, avec un cahier de vacances ou en emportant des livres ». « Dictées, écriture des cartes postales et du journal de bord des vacances sont aussi de très bons exercices », renchérit la maman blogueuse. Et « visiter un monument ou faire une balade en forêt peut se transformer en leçon ludique d’histoire et de sciences », complète le pédopsychiatre.

Se rappeler que c’est aussi les vacances des parents

Une chose qu’il ne faudrait pas oublier : les vacances d’été, ce sont aussi les vacances des parents ! « Les parents peuvent s’autoriser à être un couple d’amoureux, mais aussi à satisfaire des envies plus individuelles : il ne faut pas hésiter à prendre du temps pour soi », insiste le Dr Gilles Valet. D’ailleurs son programme des vacances idéales, Isabelle Cantarero l’a déjà en tête : « Avec notre famille recomposée, on part quinze jours, et on commence par une semaine en club, où les parents se la coulent douce, sans ménage ni repas à préparer, et avec une multitude d’activités prévues pour les enfants ».

Responsabiliser ses enfants

Les vacances, « c’est aussi l’occasion de responsabiliser ses enfants, leur prouver qu’on peut leur faire confiance, explique le Dr Gilles Valet. Dans un cadre qui s’y prête, précise-t-il, il ne s’agit pas de baisser sa vigilance et laisser les jeunes enfants aller se baigner sans surveillance à la piscine ! Mais c’est intéressant de leur laisser plus de souplesse et de liberté ». Toutes les occasions sont bonnes. « Les laisser aller chercher le pain, cuisiner avec eux ou les laisser préparer leur sac à dos pour les activités de la journée : ce sont des petites choses mais c’est important de les faire participer à la vie de la famille », estime Isabelle Cantarero. « Responsabiliser les enfants est pour eux une forme de gratification, c’est tout à fait dans l’esprit de l’éducation bienveillante », poursuit Gilles Valet.

Occuper les enfants de leur côté

Car pour être (un peu) tranquille, l’astuce, « c’est d’occuper les enfants de leur côté, par exemple en profitant des activités proposées dans le cadre des vacances, qu’il s’agisse d’un stage de tennis ou d’activités gratuites proposées par la municipalité ou sur son lieu de vacances », conseille Gilles Valet. Pour le fils d’Isabelle, « c’est un stage de théâtre qui était prévu, raconte la mère de famille. Mais comme il a été annulé, je lui ai confié la mission de repeindre les volets de la maison. Ça l’occupe, il ne passe pas la journée le nez rivé sur son écran et à une fois le travail accompli il aura sa récompense, de quoi s’offrir ce qui lui fait envie ». Autre option : la bonne vieille colo. « C’est en colonie de vacances que je me suis fait mes meilleurs souvenirs d’enfance », se souvient Isabelle.

Passer du temps tous ensemble

Mais il ne faudrait pas oublier que dans vacances familiales il y a famille ! Prendre du temps pour soi, c’est important, mais c’est aussi l’occasion de passer du temps ensemble. « La deuxième semaine de nos vacances, pas de club : on prend une location, indique Isabelle Cantarero, pour vraiment passer du temps en famille, nous retrouver, partager des activités tous ensemble ». Et pour éviter les crises, « on choisit ensemble des activités qui plaisent à tout le monde, malgré les âges et les goûts différents de nos enfants. Les vacances, c’est d’abord l’occasion de nous faire de beaux souvenirs ».