Mayotte: En l'absence de démineurs, la sous-préfète ouvre elle-même un colis suspect

FAITS DIVERS Un bagage oublié au bar de l’aéroport de Dzaoudzi a provoqué le déclenchement d’une procédure d’alerte…

20 Minutes avec AFP

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L'aéroport de Dzaoudzi à Mayotte.

L'aéroport de Dzaoudzi à Mayotte. — ORNELLA LAMBERTI

Emoi à l’aéroport de Mayotte ce samedi. Après le déclenchement d’une alerte au colis suspect et en l’absence d’une équipe de déminage sur le territoire, la sous-préfète a ouvert elle-même le sac à dos incriminé, a indiqué la préfecture.

C’est un bagage oublié au bar de l’aéroport de Dzaoudzi qui a provoqué le déclenchement de cette procédure d’alerte au colis suspect, vendredi après-midi. L’aéroport a dû être en partie évacué et un périmètre de sécurité autour de l’objet établi.

Pas d’équipe de déminage, ni de chiens renifleurs

Le département de Mayotte n’étant pas doté d’une équipe de déminage et dépendant de La Réunion sur cette question de sécurité, la sous-préfète Florence Ghilbert-Bézard a donc décidé de vérifier elle-même le contenu du sac, plutôt que d’attendre des heures que des démineurs soient dépêchés de l’île voisine.

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Egalement placé en plan vigipirate, l’aéroport de Mayotte ne dispose pas non plus de chiens renifleurs. La préfecture a indiqué qu’un « travail était engagé » avec le service interministériel de défense et de protection civile (SIDPC) avec des résultats « attendus avant la fin de l’année ». Ces revendications avaient été portées par la police aux frontières lors de la visite en mars de l’ancien ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux.