EN DIRECT. Affaire Grégory: «On ne sait pas encore comment tout s'est articulé dans cette affaire»

LIVE Suivez en direct tous les événements de ce vendredi autour de l'enquête sur la mort du petit Grégory...

Vincent Vantighem

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Le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, vendredi 16 juin.

Le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, vendredi 16 juin. — BFMTV

L'ESSENTIEL.

  • Le petit Grégory a été retrouvé mort, le 16 octobre 1984.
  • Mercredi, cinq membres de sa famille ont été interpellés.
  • Son grand-oncle et sa grand-tante doivent être mis en examen ce vendredi.

 

A LIRE AUSSI.

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17h27: FIn des interviews pour le moment.

Une synthèse des derniers événements est à venir.

17h26: Les avocats des Jacob reprochent le flou du parquet général.

« Je ne m’explique pas la mise en examen de ma cliente, annonce Gary Lagardette, l’avocat de Jacqueline Jacob. Elle a gardé le silence. Je lui ai conseillé de garder le silence. »

17h22: L'avocat va demander la nullité de la mise en examen de son client.

« Marcel Jacob vit un cauchemar. Mardi soir, il fêtait ses 72 ans. Mercredi matin, on venait l'arrêter. Il vient de réaliser que ce n'était pas un cauchemar. »

17h21: Stéphane Giuranna, l'avocat de Marcel Jacob, réagit.

« On a aucun élément scientifique, aucun élément matériel. Rien. C'est criminel de relancer cette affaire sur ce genre d'éléments. Ce qui est encore plus criminel, c'est de jeter en pâture un couple avant de dire qu'on va faire l'enquête. »

17h19: Fin de la conférence de presse du procureur.

17h17: Les Jacob sont dans deux prisons différentes.

« Ils sont dans deux établissements pénitentiaires de la région Bourgogne », poursuit le procureur. La chambre de l’instruction aura à se prononcer sur leur détention dans les quatre jours ouvrables suivant lundi.

17h15: « Je ne peux pas vous promettre... »

« Je ne peux pas vous promettre que l'on va déboucher, annonce le gendarme Dominique Lambert Mais on sait que des témoins ont menti. Donc, il y a encore des choses à apprendre. »

17h14: Le commandant de gendarmerie Kim prend la parole.

Il demande aux journalistes de ne pas conduire d'investigation qui pourraient nuire « aux bonnes pistes » qu'ils ont commencé à lever.

17h12: Pas d'alibi « confirmé », « étayé » pour les Jacob.

Interrogé sur l'alibi des Jacob, le procureur général annonce que les époux ont présenté un alibi qui n'a été ni « confirmé », ni « étayé » pour l'instant.

17h11: L'articulation des faits, un mystère ?

« On ne sait pas encore comment tout s'est articulé dans cette affaire », poursuit le procureur qui s'agace de répondre « pour la troisième fois » à la question.

17h09: Mais qui a tué Grégory ?

« Aujourd'hui, je ne peux pas vous dire qui a tué Grégory Villemin. Je peux vous dire qui a participé à l'enlèvement de Grégory », explique le magistrat. « Il y a un certain nombre de présomptions de leur participation à cet acte d'enlèvement », dit-il au sujet des Jacob.

17h07: Question sur la responsabilité de la grand-mère de Grégory.

Le magistrat soupçonne la grand-mère de Grégory d'être l'auteure d'une lettre de menaces adressée au juge Simon en 1989. « Lorsque cette lettre lui a été présentée, Monique Villemin a reconnu son écriture », indique le procureur.

17h05: Jacqueline s'est tue, Marcel a nié les faits.

« Ce n'est pas parce que les personnes se taisent que les investigations ne vont pas se poursuivre », dit encore le procureur général de Dijon. « Il y a ce que je vous dis. Il y a aussi ce qu'il y a dans le dossier. Il y a aussi des détails que je ne peux pas vous révéler. »

17h03: « Pas d'assassinat sans enlèvement... »

« Il n'y aurait pas eu d'assassinat sans enlèvement », assure le procureur général de DIjon.

17h01: Question sur Bernard Laroche.

« Il est mort. Il ne peut plus être impliqué. Mais, ce que l'on sait, c'est que Bernard Laroche aurait participé à l'enlèvement de Grégory », répond le procureur

17h: Le procureur général ne dit rien de plus.

Reste à savoir s'il va en dire plus en répondant aux questions.

16h59: Il parle d'une altercation.

Il rappelle que Marcel Jacob à dit à Jean-Marie Villemin : « Je ne sers pas la main d'un chef ! » On vous en parlait dès ce matin.

16h57: On parle de la localisation des auteurs.

« La localisation des auteurs sur les lieux n'a jamais été contredite par un quelconque alibi des Jacob, ni par des témoignages. Et cela de façon récurrente dans l'ensemble de la procédure », indique Jean-Jacques Bosc. « Au surplus, Marcel Jacob dissimule, contre toute évidence, ses antagonismes évidents avec les parents de Grégory. Et cela rend ses déclarations peu crédibles. »

16h55 : Le procureur général évoque les faits.

« Le dossier révèle l’existence d’un lien indissociable entre les trois lettres anonymes de 1983, le courrier posté le jour du crime, avant 17h15, et l’enlèvement de l’enfant. Ces éléments forment un tout et sont indissociables », indique le magistrat. « S’agissant des trois lettres de 1983, l’une d’entre elle implique Jacqueline Jacob », ajoute-t-il.

« Ce même lien se retrouve aussi dans les appels qui ont été passés par le corbeau. Le lien est établi par la similitude des termes utilisés dans les lettres et les appels téléphoniques. »

16h54 : Les Jacob ont nié.

« Ils ont nié les faits reprochés. Ces deux personnes ont fait l’objet d’une mesure d’incarcération provisoire dans l’attente de l’arrêt de la chambre de l’instruction qui doit intervenir dans les quatre jours ouvrables. » Autrement dit, ils sont en prison, au moins, pour 4 jours. Le but : « Empêcher une concertation frauduleuse (…) de nature à nuire aux investigations à venir. »

16h52: La conférence débute.

Jean Jacques Bosc, procureur général de Dijon, confirme que Jacqueline et Marcel Jacob ont été déférés devant le magistrat instructeur. Ils ont été mis en examen sous la qualification d’enlèvement de Grégory, suivie de la mort de l’enfant. « La qualification qui a été retenue recouvre la réalisation d’un acte collectif. »

16h46: Le procureur général va s'exprimer...

Marcel Jacob étant mis en examen, la conférence de presse du procureur général devrait commencer dans dix minutes environ.

16h46: Marcel Jacob mis en examen à son tour.

Le grand-oncle de Grégory vient d'être mis en examen des mêmes chefs d'accusation que son épouse : « enlèvement » et « séquestration » suivie de la mort.

16h17: Le procureur général se fait attendre.

Jeudi, Jean-Jacques Bosc, le procureur général de Dijon s'était exprimé à 16h tout pile. Il est en retard, ce vendredi. Sans doute car il veut ouvrir sa conférence après la décision du juge concernant Marcel Jacob. Ce dernier est dans le bureau du juge d'instruction depuis 14h. Il pourrait être mis en examen pour « séquestration » et placé en détention provisoire.

16h13: D'autres affaires aussi anciennes ?

Dans les commentaires, HugoCouturier se demande s'il existe d'autres affaires aussi anciennes et non élucidées ? Oui, serais-je tenté de répondre. Il y a quelques semaines, la cour d'assises de Moselle a jugé Francis Heaulme pour le double meurtre de Montigny-lès-Metz, commis en 1986. Le tueur en série a fait appel de la décision ce qui signifie que cette histoire n'est pas terminée. Je pense aussi à l'affaire Mis et Thiennot qui date de 1946 et qui fait toujours l'objet de débats devant la cour de révision.

La différence notable étant que des jugements sont intervenus dans les affaires de Montigny et dans celle de Mis et Thiennot. Pas dans l'affaire Grégory qui n'a jamais fait l'objet d'un procès.

16h08: L'avocat de Jacqueline Jacob prend sa défense.

Dans un entretien à L'Est Républicain, Gary Lagardette, l'avocat de Jacqueline Jacob, conteste les faits au nom de sa cliente : « On a une dame de 73 ans particulièrement fatiguée, usée après 48h de garde à vue, 48h de pression, qui a déclaré lors de son interrogatoire ne pas avoir écrit les courriers, ni enlevé et séquestré Grégory Villemin, ce pourquoi elle est mise en examen. Je conteste, étant rappelé que mise en examen ne signifie pas culpabilité. »

16h: Jacqueline Jacob aurait été placée en détention provisoire.

Mutique lors de sa garde à vue, la grand-tante a été mise en examen pour « séquestration » et « enlèvement » en début d'après-midi. Selon BFM TV, elle aurait été placée en détention provisoire. C'est probable mais nous n'avons aucune confirmation du parquet général de Dijon pour l'instant.

15h38: Une nué de « corbeaux ». Mais pourquoi ?

Le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, a indiqué, jeudi, que deux «corbeaux» avaient été confondus. Il y a donc Jacqueline Jacob, auteure d'une lettre de menaces envoyée en 1983. Mais aussi Monique Villemin, la grand-mère du petit Grégory qui avait écrit, anonymement, au juge Simon en 1989, afin d'orienter les soupçons sur les parents du garçonnet...

Delphine Bancaud, notre journaliste, s'est donc intéressée naturellement aux « corbeaux » et a interrogé une experte en criminologie sur le sujet.

 

15h33: Marcel Jacob est devant le juge depuis une heure et demie.

Le grand-oncle du petit Grégory est, depuis 14h, dans le bureau du juge pour ce que l'on appelle «l'interrogatoire de première comparution». Son avocat, Stéphane Giuranna, ne comprend pas la tournure que prennent les événements. Nous l'avons joint au téléphone juste avant l'interrogatoire. C'est à retrouver par ici.

15h31: « Il n'y a pas 36 hypothèses possibles... »

Je vous en parlais il y a un quart d'heure (notre post de 15h34), Thibaut Chevillard a retrouvé et interrogé Etienne Sesmat, l'un des premiers enquêteurs sur l'affaire Grégory. Son interview est à découvrir par ici...

15h22: La jalousie comme mobile ?

Beaucoup de questions sur le mobile qui aurait poussé des membres de la famille Villemin à s'en prendre au petit Grégory. C'est sans doute l'une des certitudes des enquêteurs. Le mobile ne serait autre que la jalousie envers un couple, Christine et Jean-Marie Villemin, à qui tout réussissait. Jean-Marie avait été le premier de la famille à passer contremaître dans l'usine automobile du secteur. Avec Christine, ils avaient deux voitures, un canapé en cuir et un petit garçon qualifié dans le dossier judiciaire de « rayonnant et plein de vie ».

15h14: Le premier chef d'enquête de l'affaire n'est pas surpris...

Interviewé par 20 Minutes, Etienne Sesmat, l'un des premiers chefs d'enquête à avoir travaillé sur l'affaire Grégory, n'est pas surpris par la mise en cause actuelle de Marcel et Jacqueline Jacob.

« Ce sont des gens qui sont géographiquement et socialement très proche du sujet, dans le village d’Aumontzey. Ce sont des personnes qui étaient très proches d’une personne qui a été mise en cause dans l’affaire [Bernard Laroche, le cousin de Jean-Marie Villemin que ce dernier a tué car il était persuadé de sa culpabilité] », a-t-il confié à notre journaliste Thibaut Chevillard.

15h09: L'âge des suspects vous interroge.

PYPIOU, Speedbernik67 et vioux06 s'interrogent dans les commentaires sur l'âge de Marcel et Jacqueline Jacob. PYPIOU pense notamment que peu importe l'âge des mis en cause, « c'est important pour les parents de connaître la vérité ».

Je vous le confirme. Marie-Christine Chastand-Morant, l'une des avocates des parents de Grégory, me disait au téléphone jeudi que ses clients se réjouissaient que la justice n'ait pas « enterré » l'affaire. « Même si, tout cela les replonge inévitablement dans l'horreur qu'ils ont connue il y a un peu plus de trente ans... »

Vous pouvez commenter les derniers événements ci-dessous ou en nous envoyant un courriel à contribution@20minutes.fr

14h51: Jacqueline Jacob est l'une des «corbeaux» de l'affaire.

Jeudi, le procureur général de DIjon a indiqué que Jacqueline Jacob avait été « confondue » comme étant l'un des « corbeaux » de l'affaire. Les progrès de la recherche en écriture ont permis aux enquêteurs d'établir qu'elle était l'auteure d'une lettre de menaces envoyée en 1983.

De quoi accréditer l'hypothèse selon laquelle l'assassinat du petit Grégory est un sordide règlement de comptes familial.

 

14h49: Jacqueline Jacob a quitté le palais de justice encadré par les gendarmes.

Mise en examen pour « enlèvement » et « séquestration » suivie de la mort de l'enfant, Jacqueline Jacob, 72 ans, est ressortie du palais de justice, encadrée par des gendarmes avant de monter dans un véhicule, ont constaté des journalistes de l'AFP.

On le rappelle : le parquet général a également requis une mise en examen pour « séquestration » à l'encontre de Marcel Jacob, son mari, grand-oncle du petit Grégory.

14h44: L'arbre généalogique pour s'y retrouver.

On l'a dit et redit, l'affaire Grégory, c'est d'abord une affaire de famille et de jalousie. Pour savoir qui est qui et s'y retrouver dans les méandres des Villemin, des Laroche et des Jacob, 20 Minutes a dressé aussi le portrait de chacun des membres de la famille. C'est à lire par ici.

14h36: Un testament découvert dans la maison des Jacob ?

Selon BFM TV, les enquêteurs ont saisi, lors d'une perquisition, un testament appartenant à Marcel Jacob. Dans ce document, celui-ci affirme qu'il n'est pas « l'assassin du petit Grégory ». Mais les enquêteurs semblent convaincu qu'il a joué un rôle dans sa disparition.

14h34: Tous les éléments troublants autour des Jacob.

Haine à l'égard du père de Grégory, concordance entre des écrits des Jacob et ceux du « corbeau », soupçons d'appels malveillants : le dossier judiciaire contient de nombreux éléments troublants à l'égard de Marcel et Jacqueline Jacob qui sont donc, en ce moment, dans le bureau du juge chargé d'instruire l'enquête. C'est à lire ci-dessous.

 

14h33: Marcel Jacob devrait aussi être mis en examen.

Le parquet général de Dijon a également requis la mise en examen de Marcel Jacob pour « séquestration », selon Stéphane Giuranna, son avocat qui l'a confirmé, cet après-midi à 20 Minutes. Selon l'avocat, son client pourrait également être visé par une mesure de placement en détention provisoire pour une durée de quatre jours.

14h31: Jacqueline Jacob mise en examen.

La grand-tante du petit Grégory vient d'être mise en examen pour « enlèvement » et « séquestration » suivie de la mort de l'enfant.