#APB2017: Déçu(e) des premiers résultats d'admission? Voilà nos conseils

EDUCATION Une nouvelle hausse des candidatures sur APB s'est traduite par une poussée du nombre d'étudiants placés sur liste d'attente, à l'issue de la première vague de réponses le 8 juin... 

Delphine Bancaud

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Illustration de la déception

Illustration de la déception — MyriamFotos/Pixabay

  • Il faut attendre la deuxième ou la troisième phase d’APB
  • Il faut aussi tenter sa chance lors de la procédure complémentaire qui commence le 27 juin
  • Solliciter les organisations étudiantes est un bon moyen d’obtenir de l’aide

Alors que les épreuves du bac ont démarré ce jeudi, une myriade de lycéens doivent affronter un second stress : celui de ne pas avoir reçu jeudi dernier, la proposition d’inscription qu’ils espéraient lors du premier tour du dispositif d’admission post-bac (APB). L’Unef a d’ailleurs qualifié d’« alarmante » mardi la situation dessinée par les résultats de la première vague de réponses aux vœux des futurs bacheliers. 20 Minutes délivre quelques conseils aux déçus pour la suite.

Que faire si vous êtes sur liste d’attente ?

C’était votre premier choix d’orientation et il n’a pas été satisfait. Vous êtes placé sur liste d’attente. C’est que vous avez postulé à une filière sélective qui ne vous a pas admis du premier coup. Ou à une licence qui a reçu plus de demandes qu’elle n’a de places. Cette année, 179 licences sont d’ailleurs qualifiées d'en tension. Certaines ont dû effectuer un tirage au sort parmi les candidats qui les avaient placées en premier vœu.

Lors de la deuxième ou de la troisième phase d’APB, le 26 juin et le 14 juillet, les postulants qui ont été placés sur liste d’attente seront appelés par ordre de classement en fonction des éventuels désistements. « Car des places se libèrent toujours au final car des candidats n’ont pas été reçus au baccalauréat, ou parce qu’ils ont obtenu une réponse positive pour une poursuite d’études dans une filière sélective ou hors APB », indique Lilâ Le Bas, présidente de l’Unef. Des universités peuvent aussi ouvrir des places supplémentaires en cours de route. D’ailleurs ce jeudi dans Le Parisien, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a dit étudier « toutes les pistes, site par site » pour trouver des places aux futurs étudiants placés sur liste d’attente. « Quand cela est possible, nous allons donner des moyens supplémentaires aux établissements afin qu’ils dédoublent les amphithéâtres », a-t-elle ajouté. « Il ne faut donc pas du tout paniquer tout de suite car il n’est donc pas impossible d’obtenir gain de cause », ajoute Kenza Occansey, coordinateur de la Fage.

Faut-il quand même accepter la proposition concernant un vœu moins bien placé ?

Si vous voulez jouer la carte de la sécurité, vous pouvez répondre « oui, mais » à un de vos choix moins haut classé pour lequel vous avez reçu une réponse positive. Si vous n’obtenez pas une place correspondant à votre premier choix sur APB, vous aurez la garantie d’obtenir une place dans cette formation. En revanche, si vous répondez « oui définitif » à une proposition d’admission, la procédure s’arrête. Et vous ne pourrez pas obtenir une place dans votre cursus préféré où vous étiez en liste d’attente. « C’est une erreur de se précipiter et d’accepter à contrecœur une orientation par défaut », met en garde Kenza Occansey.

Que faire si vous avez été totalement refusé de votre formation rêvée ?

« C’est que le candidat n’a pas été jugé prioritaire pour cette formation. Il n’y aura pas de changement lors de la deuxième ou troisième phase d’APB. Mais si c’est la seule filière que le candidat voulait, il peut s’adresser à l’Unef. On essayera de pousser son dossier localement, sans garantie cependant que cela fonctionne », indique Lilâ Le Bas. Le syndicat étudiant a d’ailleurs mis en place un site dédié sosinscription.fr ainsi qu’un numéro vert non surtaxé, le 0 806 079 069. Même son de cloche à la Fage qui a mis en place une adresse mail apb@fage.org à l’adresse des naufragés d’APB : « on accompagne les candidats individuellement pour leur trouver une solution. Pour ceux qui veulent par exemple absolument s’inscrire en Staps, on va par exemple les diriger vers les deux UFR Staps de France qui ne sont pas touchés par le tirage au sort », indique Kenza Occansey, coordinateur de la Fage.

Pouvez-vous obtenir une place dans votre formation idéale via la procédure complémentaire ?

« Si lors de la troisième phase d’APB, un candidat n’a toujours pas reçu une proposition intéressante pour lui, il a tout intérêt à tenter la procédure complémentaire, via laquelle certaines universités proposent des places vacantes », conseille Lilâ Le Bas.

La phase d’admission complémentaire peut offrir une solution à ceux qui n’auraient pas obtenu satisfaction au terme des trois vagues d’admission APB. Elle commence le 27 juin et s’achève le 25 septembre. Elle consiste en une nouvelle procédure APB. On peut reformuler des vœux d’orientation, tout en gardant le bénéfice de la proposition à laquelle on a répondu « oui mais ». Bon à savoir : les établissements concernés par cette phase complémentaire proposent plusieurs places vacantes en formation tout au long de l’été, et jusqu’au 25 septembre. Il faut donc se connecter très régulièrement à la plateforme APB, pour postuler. « L’an dernier sur 6.200 étudiants qui avaient effectué la procédure complémentaire, la moitié a trouvé une place en formation », commente Lilâ Le Bas.

Que faire si après toutes les phases d’APB, la proposition qui vous est faite ne vous plaît toujours pas

Vous pouvez démissionner d’APB et envisager une inscription dans une école privée hors APB. « De nombreux établissements proposent encore des inscriptions en juillet et en septembre », informe Kenza Occansey. Vous pouvez aussi décider de faire un break dans vos études, en partant à l’étranger ou en effectuant un service civique. Autre solution : accepter l’inscription dans une licence et tenter une réorientation en cours d’année dans sa filière idéale. « Mais cette solution n’est pas envisageable si l’on veut s’inscrire en Paces, en Staps, en psychologie ou en droit, car il n’y aura pas plus de place », prévient Lilâ Le bas.