Bordeaux: Un ancien de Guantanamo mis en examen et écroué pour aide aux départs de djihadistes

JUSTICE « Il lui est reproché d’avoir eu de l’influence sur des gens qui sont partis » en zone de djihad en Irak ou en Syrie…

20 Minutes avec AFP

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Illustration justice.

Illustration justice. — G . VARELA / 20 MINUTES

Il avait été interpellé lundi près de Bordeaux. Un ancien détenu de Guantanamo soupçonné d’avoir encouragé des gens partis faire le djihad en Irak ou en Syrie, a été mis en examen vendredi soir et placé en détention provisoire, a-t-on appris ce samedi de source proche du dossier.

Saber Lahmar, un Algérien de 48 ans accueilli en France depuis sa libération de Guantanamo en 2009, avait été arrêté près de Bordeaux, où il s’est installé après huit années passées dans les geôles de la base américaine à Cuba.

Cinq autres personnes de son entourage interpellées

Présenté à un juge d’instruction antiterroriste parisien vendredi soir, cet ex-directeur de la bibliothèque de Sarajevo a été mis en examen pour association de malfaiteur terroriste et écroué. « Il lui est reproché d’avoir eu de l’influence sur des gens qui sont partis » en zone de djihad en Irak ou en Syrie, a précisé une autre source proche de l’enquête.

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Cinq autres personnes de son entourage avaient été interpellées lundi et mardi dans la région bordelaise et, pour une d’entre elles, à Paris. Parmi elles, un homme de 30 ans interpellé à Bordeaux et soupçonné d’avoir aidé Saber Lahmar, a été présenté à la justice vendredi soir, le parquet ayant requis sa mise en examen pour association de malfaiteur terroriste et son placement sous contrôle judiciaire, a indiqué cette source. Une femme a également été mise en cause pour « consultation habituelle de sites djihadistes » et les trois autres personnes ont été remises en liberté, a-t-elle ajouté.

Les membres de ce groupe, âgés de 27 à 48 ans, étaient suspectés d’avoir apporté une aide financière, logistique et doctrinale à « plusieurs personnes » qui entendaient se rendre dans la zone irako-syrienne, avait commenté une autre source au moment de leurs interpellations, ordonnées sur commission rogatoire des juges d’instruction.