Canular «homophobe» d’Hanouna: Le CSA ouvre une procédure de sanction contre la chaîne C8

JUSTICE Le canular de Cyril Hanouna n’est pas du goût du CSA…

Manon Aublanc avec AFP

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Cyril Hanouna dans «Touche pas à mon poste».

Cyril Hanouna dans «Touche pas à mon poste». — Cyrille George Jerusalmi - D8

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui a reçu plus de 25.000 plaintes relatives à un canular jugé homophobe de l’animateur de Touche pas à mon poste sur C8 Cyril Hanouna, a annoncé ce mardi qu’il ouvrait une procédure de sanction à l’encontre de la chaîne du groupe Canal +.

Une autre enquête a été ouverte ce lundi après les canulars téléphoniques dans des commissariats réalisés par Cyril Hanouna, jeudi 18 mai, dans son émission.

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La chaîne avait déjà fait l’objet de deux mises en demeure 

Le régulateur a également indiqué avoir récemment reçu les conclusions du rapporteur indépendant dans les deux autres procédures ouvertes à l’encontre de la chaîne, pour des séquences diffusées en novembre et en décembre 2016, déjà dans une émission animée par Cyril Hanouna. « Les auditions des représentants de la chaîne seront fixées très prochainement afin de statuer sur ces affaires », indique un communiqué du CSA. « Constatant que cette chaîne avait déjà fait l’objet de deux mises en demeure pour méconnaissance du respect de la dignité humaine et encouragement à un comportement discriminatoire, le directeur général du CSA a transmis » ce mardi au rapporteur indépendant les nouveaux éléments liés au canular de Cyril Hanouna, ce qui ouvre une procédure de sanction, précise le communiqué.

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Le CSA rappelle que « ce n’est qu’à l’issue de cette instruction, dont le rapporteur est le seul maître du calendrier, que le Conseil, après audition, peut se prononcer sur une éventuelle sanction » et « déplore qu’on lui impute le délai de la procédure dont seul le rapporteur, en application de la loi, a la maîtrise ». Assurant « s’efforcer de prendre les décisions qui relèvent de sa compétence avec la rapidité requise, en particulier lorsque le public par ses réactions manifeste sa vive émotion », le CSA estime qu'« il apparaît nécessaire de faire évoluer le cadre juridique de la procédure afin de la rendre plus efficace et plus conforme aux impératifs de nos missions ».