Attentats de novembre: Jawad Bendaoud, le «logeur» d'Abaaoud, pourrait échapper aux assises

JUSTICE Les juges d’instruction ont disjoint son cas de celui des autres protagonistes du dossier…

20 Minutes avec AFP

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Jawad Bendaoud, le "logeur" de Saint-Denis

Jawad Bendaoud, le "logeur" de Saint-Denis — Image BFMTV

Jawad Bendaoud, le logeur des djihadistes du 13 novembre, va-t-il échapper aux assises ? Les juges d’instruction ont disjoint son cas de celui des autres protagonistes du dossier, estimant qu’il n’avait pas connaissance du projet d’attentats qui ont frappé Paris, a appris ce jeudi l’AFP de source proche de l’enquête.

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Cette ordonnance, rendue le 28 avril et qui concerne deux autres hommes, pourrait conduire à revoir à la baisse les chefs de mise en examen les visant. Ils ne seraient alors plus passibles d’une cour d’assises spéciale mais du tribunal correctionnel.

Il ne cesse de clamer son innocence

Jawad Bendaoud avait fourni l’appartement de Saint-Denis où Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attaques (130 morts), et un autre auteur des tueries s’étaient repliés.

Interpellé dans la rue, le 18 novembre 2015, au moment de l’assaut policier contre le logement, il avait été mis en examen six jours plus tard pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, détention en bande organisée d’explosifs et d’armes et incarcéré à l’isolement à la maison d’arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis).

Depuis, le délinquant multirécidiviste de 30 ans ne cesse de clamer son innocence. « J’ai vu Abaaoud moins de dix minutes vous croyez que je suis profilé pour savoir ce qu’il a fait avant d’arriver chez moi ? », écrivait-il aux magistrats en mars 2016, expliquant avoir « consommé de la coke et du shit en quantité » ce jour-là.

Des pistes suivies finalement sans rapport avec l’enquête

Au fil de l’instruction, certaines charges pouvant laisser penser qu’il aurait pu avoir connaissance du projet d’attentats étaient tombées : un coup de téléphone qu’il avait reçu de Belgique dix jours avant les tueries s’était notamment révélé sans rapport avec l’enquête.

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L’ordonnance dite de « disjonction » concerne également un proche de Jawad Bendaoud, Mohamed Souma, et un frère d’Hasna Aïtboulahcen, la cousine d’Abaaoud qui avait trouvé le logement de Saint-Denis et est morte à ses côtés dans l’assaut des forces de l’ordre.

Jawad Bendaoud, qui a été condamné en janvier à huit mois de prison pour trafic de cocaïne, a été condamné ce jeudi à six mois de détention pour avoir tenté d’incendier sa cellule et menacé un surveillant.