Illustration d'un véhicule de police.
Illustration d'un véhicule de police. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

Nouvelle bavure policière ? L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie après la plainte d’un étudiant de 22 ans dénonçant des violences policières lors de son interpellation à Cergy-Pontoise, au nord-ouest de Paris, a indiqué samedi le parquet de Pontoise.

« Le parquet a été informé de ce dossier. Des investigations sont en cours, l’IGPN a été saisie », a indiqué le parquet de Pontoise.

Plainte pour « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique »

Cette saisine fait suite à un dépôt de plainte pour « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique », révélé samedi par Le Parisien. Pierre B., 22 ans, étudiant en école d’ingénieurs, y dénonce une « pluie de coups » par deux fonctionnaires de la brigade anticriminalité (Bac) dans la nuit du 4 au 5 mai à Cergy-Pontoise, a déclaré son avocate, Marie-Paule Pioli.

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D’après son récit, il était en train de rouler un joint dans la rue, après une soirée avec des amis, lorsque deux hommes en civil sortent d’une voiture pour le contrôler. Pierre B. leur demande de montrer qu’ils sont policiers et, d’après son avocate, « les coups commencent à pleuvoir, un policier l’étrangle pendant que l’autre frappe ».

« Un policier lui met la main dans le pantalon et serre très fort ses parties génitales »

Lors de la fouille, « un policier lui met la main dans le pantalon et serre très fort ses parties génitales », relate encore Me Pioli. Les amis de l’étudiant essaient de raisonner les policiers, en répétant que Pierre B. ne résiste pas, en vain, décrit l’avocate. « Il est collé dans la voiture avec de nombreux coups et de nouveau frappé au commissariat sous l’œil impassible » d’autres fonctionnaires, ajoute Me Pioli.

L’avocate indique avoir saisi vendredi le procureur de Pontoise, assortissant la plainte de « non-assistance à personne en danger ». Elle n’était pas en mesure d’indiquer ce que les médecins légistes des unités médico-judiciaires (UMJ), chargés d’estimer un préjudice physique, ont constaté.

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