Renault touché par la vague de cyberattaques, le parquet de Paris ouvre une enquête

SECURITE Une enquête de flagrance a notamment été ouverte pour « accès et maintien frauduleux dans des systèmes de traitement automatisé de données »…

20 Minutes avec AFP

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Un drapeau aux couleurs de Renault

Un drapeau aux couleurs de Renault — LOIC VENANCE / AFP

La France aussi. Le groupe automobile Renault a indiqué ce samedi avoir été victime de la vague de cyberattaques simultanées qui a touché vendredi des dizaines de pays dans le monde.  Le parquet de Paris a fait savoir ce samedi qu’il allait ouvrir une enquête en France pour «accès et maintien frauduleux dans des systèmes de traitement automatisé de données», «entraves au fonctionnement» de ces systèmes, «extorsions et tentatives d'extorsions». 

« Nous avons été touchés », a indiqué une porte-parole du groupe, en précisant que le constructeur était en train d’analyser la situation. « Une action est en place depuis hier soir. On fait le nécessaire pour contrer cette attaque », a précisé la direction du constructeur automobile.

L’usine de Sandouville en Seine-Maritime serait notamment concernée

« Nous pouvons confirmer que vendredi 12 mai, des problèmes ont affecté une partie du système informatique de Revoz, entraînant un arrêt de production pendant la nuit. Elle reste suspendue samedi ». L’arrêt de la production « fait partie des mesures de protection qui ont été prises pour éviter la propagation du virus », a déclaré une porte-parole de la marque au Losange, sans préciser le nom des sites concernés. Selon une source syndicale, l’usine de Sandouville (Seine-Maritime), serait notamment concernée.

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Il s’agit de la première institution française à reconnaître avoir été touchée par ces attaques. L’Agence nationale (française) de la sécurité des systèmes d’information (Aussi), n’était pas immédiatement joignable pour commenter ces développements.

Grande-Bretagne, Etats-Unis, Espagne, Portugal, Mexique, Australie et Russie également ciblés

Cette vague de cyberattaques simultanées a touché vendredi soir des dizaines de pays dans le monde, à l’aide d’un logiciel de rançon, et conseillé de ne pas payer les pirates informatiques. Ceux-ci ont apparemment exploité une faille dans les systèmes Windows, divulguée dans des documents piratés de l’agence de sécurité américaine NSA.

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En Grande-Bretagne, plusieurs hôpitaux ont été visés. Le piratage a contraint les antennes médicales à des annulations de rendez-vous et à la redirection de certains patients vers d’autres services. Aux Etats-Unis, le géant de livraison de colis FedEx a reconnu avoir lui aussi été infecté. Le ministère russe de l’Intérieur a également annoncé avoir été touché par un virus informatique, même s’il n’a pas précisé s’il s’agissait de la même attaque.

D’autres pays comme l’Espagne, le Portugal, le Mexique, l’Australie et la Russie ont également été touchés.