VIDEO. Creuse: La CGT appelle à une manifestation nationale pour soutenir les salariés de GM&S

SOCIAL Le syndicat reproche aux constructeurs automobiles français de bloquer les négociations de reprise du site…

20 minutes avec agence

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Les ouvriers de GM&S , entreprise menacée de liquidation judiciaire, menacent de faire sauter leur usine depuis ce jeudi 10 mai 2017.

Les ouvriers de GM&S , entreprise menacée de liquidation judiciaire, menacent de faire sauter leur usine depuis ce jeudi 10 mai 2017. — Dailymotion

La CGT a lancé un appel national à un rassemblement, mardi 16 mai, devant l’usine GM&S Industry de La Souterraine, deuxième employeur privé de la Creuse. Le syndicat veut ainsi soutenir les salariés de l’équipementier automobile placé en redressement judiciaire depuis décembre dernier. Certains des 279 salariés ont par ailleursaffirmé avoir « piégé » à l’aide de bonbonnes de gaz et de bidons d’essence.

« On est en train de mettre en place avec la CGT nationale un appel, soutenu par l’intersyndicale (CGT-FO) du site de GM&S, à un grand rassemblement sur le site de La Souterraine mardi à 15 heures, puis un rassemblement avec la population devant la mairie, le même jour à 17 heures », a précisé le délégué CGT du site, Vincent Labrousse.

PSA et Renault accusés de bloquer les négociations de reprise du site

Pour attirer l’attention sur leur situation critique et dénoncer l’attitude de leurs principaux clients, les constructeurs automobiles français PSA et Renault, qu’ils accusent de bloquer les négociations de reprise du site, des salariés ont détruit ce jeudi une presse, découpée en deux au chalumeau, et écrasé une autre machine-outil.

La CGT ne prévoit pas de nouvelles destructions de l’outil de travail jusqu’à nouvel ordre, a précisé Vincent Labrousse ce vendredi. « Notre objectif n’est pas de détruire pour détruire. C’était un geste symbolique : ce que l’on a fait aux machines, c’est ce qui risque d’arriver à nos vies et à nos familles », a encore expliqué le syndicaliste.

« Nous refusons d’être baladés une minute de plus »

« Nous refusons d’être baladés une minute de plus (…) Cela fait six mois que l’on se bat, et nous sommes désolés d’en arriver là, mais aujourd’hui la menace, c’est celle d’une liquidation pure et simple. Si tel devait être le cas, l’usine ne sera pas rendue intacte », avait déjà confié ce jeudi au Parisien Vincent Labrousse.

Les représentants des salariés réclament une rencontre avec PSA, Renault et le président Emmanuel Macron. Et il s’agit pour les ouvriers de faire pression sur leurs deux principaux clients afin qu’ils s’engagent à maintenir un volume de commandes suffisant.

Une liquidation qui pourrait être prononcée le 23 mai

Sous la houlette du gouvernement, la direction de crise négociait depuis plusieurs semaines avec les constructeurs automobiles pour obtenir un engagement ferme sur ces commandes, dont l’ampleur permettrait de définir les conditions de reprise par GMD (premier sous-traitant français de l’emboutissage) qui, à plusieurs occasions, a montré son intérêt pour le site industriel creusois.

Mais l’intersyndicale (CGT-FO) de GM&S a annoncé mercredi « l’échec des négociations » pour une reprise de l’usine. Faute d’accord, sa liquidation judiciaire pourrait être prononcée le 23 mai par le tribunal de commerce de Poitiers (Vienne).