Des policiers, illustration
Des policiers, illustration - JEAN-PIERRE MULLER / AFP

Deux policiers ont été « grièvement blessés par balle » ce jeudi matin par un homme soupçonné de radicalisation à La Réunion, a-t-on appris de sources syndicales.

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Alors qu’ils s’apprêtaient à interpeller l’individu, « deux de nos collègues ont été la cible de coups de feu et n’ont dû leur salut qu’à leur réactivité et à leur sang-froid réussissant à interpeller la personne recherchée », a déclaré le syndicat Unité SGP Police-FO dans un communiqué.

Les policiers hors de danger

« L’intervention du groupe d’intervention de la police nationale (GIPN) a eu lieu vers 6 h. L’homme a refusé de se rendre et a tiré au fusil sur les forces de l’ordre », a rapporté la préfecture de l’île, précisant que les policiers avaient « riposté » et « maîtrisé l’assaillant », un homme d’une vingtaine d’années qui « se serait converti assez récemment à l’islam ».

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Les jours des policiers et de l’assaillant ne sont pas en danger. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie.

Un suspect « qui n’a jamais fait d’histoire »

Agé d’une vingtaine d’années, l’agresseur, qui se serait converti assez récemment à l’islam, vivait avec sa mère dans un appartement situé au premier étage d’un immeuble de Saint-Benoît. « C’est quelqu’un de très discret, qui ne fréquentait pas grand monde et qui n’a jamais fait d’histoire », témoigne une voisine. « On a bien vu qu’il s’était laissé pousser la barbe depuis quelque temps, mais on n’y a pas prêté attention plus que ça », confie un jeune homme.

Les forces de l’ordre sont aussi intervenues au même moment dans un autre immeuble de la ville. L’opération s’est déroulée sans heurts. On ignore si elle a donné lieu à une autre interpellation.

Une filière djihadiste, la première en outre-mer, avait été démantelée à La Réunion en juin 2015. La filière était dirigée par un prédicateur salafiste présumé de 21 ans surnommé « l’Égyptien ». Il a été interpellé en juin 2015 et transféré à Paris, où il a été mis en examen et incarcéré.

Une centaine de personnes recensées pour radicalisation

Selon les chiffres de la préfecture de La Réunion, une centaine de personnes soupçonnées de radicalisation sont recensées sur l’île.

« Moins de douze heures après la manifestation nationale organisée par Unité SGP Police-FO, cet acte délibéré montre que les policiers sont en danger sur l’ensemble du territoire national et non sur seulement quelques zones comme voudraient le faire croire certains magistrats », a réagi dans un communiqué le syndicat, qui s’est dit « profondément choqué et en colère après cette nouvelle agression ».

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