Guyane: L'accord de fin de conflit est signé, Bernard Cazeneuve appelle à la levée «sans délai de tous les barrages»

SOCIAL Il met met à un conflit qui a duré plus d'un mois...

20 Minutes avec AFP

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Des manifestants à Kourou, en Guyane, le 4 avril 2017.

Des manifestants à Kourou, en Guyane, le 4 avril 2017. — NICOLAS QUENDEZ/SIPA

Tous les barrages vont être levés. Un accord a été signé vendredi à Cayenne entre le collectif qui pilote depuis plus d’un mois le mouvement social en Guyane, l’Etat et les élus guyanais, mettant un terme aux barrages qui bloquaient le territoire et pénalisaient l’économie, a constaté une journaliste de l’AFP.

Dans cet accord dit Accord de Guyane, signé vers 18H00 (23H00 à Paris), le gouvernement « acte » notamment les 2,1 milliards supplémentaires que réclamait le collectif « Pou la Gwiyann dékolé » (pour que la Guyane décolle), estimant que le plan d’urgence d’un peu plus d’un milliard d’euros validé par le gouvernement n’était pas suffisant. Mais alors que les barrages avaient commencé à être démontés vendredi matin à Cayenne et dans sa périphérie, à Kourou le giratoire qui marque l’entrée du centre spatial guyanais (CSG) et bloque depuis un mois le décollage de la fusée Ariane restait bloqué.

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a salué la signature d'un accord de fin de conflit en Guyane, qui prévoit notamment « la levée sans délai de tous les barrages. Cet accord, qui consacre une discussion soutenue et fructueuse, entérine le plan d'urgence pour la Guyane proposé par le gouvernement et acte de nouvelles avancées (...) à court comme à moyen terme », déclare le chef du gouvernement dans un communiqué publié par Matignon.

Les manifestants veulent voir l’accord

« On attend un courrier de la ministre de la Santé, Marisol Touraine » qui acte par écrit « le passage en secteur public du CMCK (Centre médico-chirurgical de Kourou), car pour l’instant on n’a eu que de l’oralité », a déclaré à l’AFP Fatia Mathias, salariée gréviste du CMCK, membre du collectif et syndicaliste de l’union des travailleurs guyanais (UTG).

« Ce n’était pas gagné. On a réussi à ce que le protocole de l’accord paraisse [prochainement] au journal officiel et maintenant on pourra travailler avec ce document et aller en justice si on n’est pas satisfaits », s’est félicité devant la presse, Davy Rimane, porte-parole du collectif.

Dans un communiqué, la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts a salué la signature de l’accord, évoquant « une journée déterminante pour l’avenir de la Guyane ». « En actant la demande de mesures supplémentaires du collectif et des élus à hauteur de 2,1 milliards », l’Etat s’engage « à ce qu’elles fassent l’objet d’un examen prioritaire pour mettre en oeuvre un plan additionnel », explique-t-elle.

 

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