Attentat des Champs-Elysées: «Si les policiers n'étaient pas armés, peut-être qu'ils n'auraient pas été visés», estime Poutou

PRESIDENTIELLE Pour le candidat du NPA, la solution n’est pas « plus de répression, plus de policiers »…

H. B.

— 

Philippe Poutou lors de l'émission Le Grand Débat, le 4 avril 2017.

Philippe Poutou lors de l'émission Le Grand Débat, le 4 avril 2017. — LIONEL BONAVENTURE-POOL/SIPA

Philippe Poutou persiste. Vivement critiqué jeudi soir après avoir proposé, juste après l’attentat des Champs Elysées, de désarmer la police, le candidat du NPA a récidivé ce vendredi matin en réitérant sa proposition sur LCI.

Le candidat d’extrême gauche a ainsi estimé que la « situation était dramatique », mais que la solution n’était pas « plus de répression, plus de policiers […] », ajoutant que « si les policiers n’étaient pas armés, peut-être qu’ils n’auraient pas été visés ».

>> A lire aussi : Philippe Poutou propose de désarmer les policiers et suscite un tollé sur Twitter

« Et le gouvernement, il n’est pas fiché S ? »

Philippe Poutou a également relativisé l’attentat qui s’est produit, se demandant « pourquoi on ne réagit pas pareil lorsqu’il y a des morts au travail ? La violence prend plein de formes différentes. Il y a une violence du travail et de la précarité. Tant qu’on n’a pas une société d’égalité, on crée plein de problèmes par la suite », a-t-il déclaré.

>> A lire aussi : Fillon critiqué pour avoir propagé de fausses rumeurs sur «d’autres violences dans Paris»

Interrogé ensuite sur les fichés S, Philippe Poutou a botté en touche et renvoyé à la responsabilité du gouvernement : « Je n’en sais rien de ce qu’il faut faire des fichés S. Et le gouvernement, il n’est pas fiché S ? »

Ce jeudi soir, alors qu’on apprenait qu’une fusillade avait eu lieu sur les Champs-Elysées, faisant un mort et deux blessés parmi les policiers, Philippe Poutou, visiblement pas au courant des événements, avait provoqué la polémique en expliquant dans l’émission 15 minutes pour convaincre sur France 2 qu’il voulait désarmer la police pour lutter contre les dérives lors des manifestations.