Le Conseil de défense réuni autour de François Hollande à l'Elysée ce vendredi matin.
Le Conseil de défense réuni autour de François Hollande à l'Elysée ce vendredi matin. - Philippe Wojazer

« Il nous appartient de ne pas céder à la peur ». A l’issue d’un Conseil de défense réuni ce vendredi matin autour de François Hollande à l’Elysée, le Premier ministre Bernard Cazeneuve a voulu se montrer rassurant. Il a solennellement déclaré que « rien ne doit entraver (le) moment démocratique » de la présidentielle avant d’en appeler à « l’unité » du pays, sans toutefois annoncer de nouvelles mesures de sécurité.

« La barbarie et la lâcheté ont frappé Paris hier soir comme elles ont récemment frappé en Europe, à Berlin, à Stockholm, à Londres », a-t-il ajouté, relevant ainsi que «  l’Europe entière fait face à une menace terroriste inédite », étant « visée parce qu’elle incarne les valeurs et les idéaux de la paix ».

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« J’en appelle à l’esprit de responsabilité et à la dignité de chacun »

« A la veille d’un rendez-vous majeur, j’en appelle bien entendu à l’esprit de responsabilité et à la dignité de chacun », a poursuivi Bernard Cazeneuve à l’adresse des candidats à la présidentielle. « Il nous appartient de ne pas céder à la peur, à l’intimidation, à la manipulation qui feraient le jeu des ennemis de la République », a-t-il insisté.

« Il nous appartient aussi de ne jamais céder à la division, et encore moins à l’outrance ; c’est l’obscurantisme et l’intolérance qui doivent être combattus, et c’est bien l’unité qui plus que jamais doit prévaloir », a-t-il enchaîné.

« Plus de 50.000 policiers et gendarmes seront mobilisés », s’ajoutant aux 7.000 militaires de Sentinelle

Indiquant que ce Conseil de défense avait été « l’occasion de faire un point précis sur le dispositif de sécurité mis en en œuvre dans la perspective des échéances électorales », le Premier ministre a rappelé qu’au « cours des prochains jours, plus de 50.000 policiers et gendarmes seront mobilisés ».

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A ceux-ci s’ajouteront les 7.000 militaires déployés dans le cadre de l’opération Sentinelle, des unités spécialisées d’intervention « placées en état d’alerte » et les services de renseignement notamment, a-t-il détaillé. Saluant « le haut niveau de professionnalisme de la police », il a également souligné que les « pensées » du gouvernement allaient « d’abord aux familles et aux proches des victimes », auxquels il a exprimé « la tristesse et la compassion de la nation toute entière ».

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