Le siège social d'Engie à la Défense à Paris, le 2 mars 2017.
Le siège social d'Engie à la Défense à Paris, le 2 mars 2017. - Mastar/SIPA

Un plan de restructuration est à l’étude dans les locaux d’Engie. Mercredi, un syndicat a annoncé la suppression de plusieurs centaines de postes dans le cadre d’une réorganisation de certains services, avec au total 618 salariés impactés en France, Belgique et Royaume-Uni, a-t-on appris de sources syndicales.

Le plus gros de ces suppressions de postes, qui seront réalisées via des départs volontaires, des mobilités internes et des retraites anticipées d’ici fin 2018, touchera la France où 416 salariés sont impactés, ont précisé ces sources syndicales. En Belgique, 126 salariés sont concernés et 76 au Royaume-Uni, où tout l’effectif sera impacté et la structure fermée. Parallèlement, 104 créations de postes sont prévues, essentiellement en France, selon une source syndicale.

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Aucun licenciement

Le groupe, engagé dans un vaste plan de transformation et d’économies sur trois ans, a fait cette annonce à l’occasion d’un comité européen mercredi. Il présentera cette restructuration jeudi aux instances locales, avec en France la réunion d’un comité central d’entreprise. Interrogé par l’AFP, le géant français de l’énergie a simplement confirmé qu’un « projet de nouvelle organisation du siège est présenté a aux instances représentatives du personnel du groupe » jusqu’à ce soir.

« Cette évolution reposera sur le seul principe du volontariat et ne conduira à aucun licenciement », a précisé Engie. Des négociations sont déjà en cours sur les mesures d’accompagnement, ont précisé les sources syndicales. Le fournisseur français d’électricité et de gaz travaillait depuis cet automne sur la restructuration des services RH, juridique, marketing ou encore finances. Les suppressions de postes annoncées représentent 30 % de l’effectif dédié en France, 50 % en Belgique et 100 % au Royaume-Uni.

Même si cette réduction d’effectifs était attendue, la CFE-CGC s’est dite surprise par son « ampleur ». « Cela semble énorme. On sera vigilant sur l’accompagnement qui sera mis en place et sur un vrai volontariat », a déclaré son représentant Hamid Ait Ghezala. Pour les salariés qui restent, la CFE-CGC sera aussi très attentive « aux efforts de formation et d’adaptation » mis en œuvre, a-t-il ajouté.

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