Guyane: Le collectif «Pou la Gwiyann dékolé» maintient les barrages

MOBILISATION Après une journée de discussions et d'analyse du document envoyé mardi soir par le gouvernement, le collectif annonce le maintien des barrages... 

20 Minutes avec AFP

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Le 11 avril 2017 des poids lourds bloquent toutes les routes à un carrefour en Guyane. Seuls les piétons et les vélos peuvent passer.

Le 11 avril 2017 des poids lourds bloquent toutes les routes à un carrefour en Guyane. Seuls les piétons et les vélos peuvent passer. — SIPA

La mobilisation ne faiblit pas. Le collectif qui coordonne le mouvement social en Guyane a salué mercredi soir « des avancées significatives » dans le projet d’accord du gouvernement, mais maintient les barrages qui paralysent le territoire jusqu’à la signature d’un texte modifié, appelant à une opération ville morte pour jeudi.

Le collectif a apporté « quelques modifications », et a renvoyé une nouvelle version du texte. « Une fois qu’il est signé, les barrages sont levés », a expliqué le porte-parole du collectif Davy Rimane. Ce dernier a appelé à une « journée ville morte » pour jeudi, « dernier uppercut » ou dernier « tour de clé », pour « marquer le coup et clôturer cette phase ».

Un meeting est prévu à 20h00, « point d’orgue » pour informer la population. Il a par ailleurs assuré que le mouvement était « à l’orée d’une signature possible », à quelques jours de la présidentielle.

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« Le préfet dit ce qu’il veut »

De son côté, le préfet de Guyane Martin Jaeger a affirmé à la presse que le texte était soumis à signatures. « J’estime que maintenant nous devons passer à une phase de mise en œuvre des accords » et que « nous puissions revenir à la normale », a-t-il insisté. « Le préfet dit ce qu’il veut. Le document dont il a parlé c’est le document qu’on nous a envoyé mardi soir, et que le collectif a encore amendé. Mais « qu’il se rassure, on accueille ce document de façon positive, il y a quelques modifications à porter pour le finaliser », a répondu Rimane.

Parmi les éléments positifs du texte, il a souligné que le gouvernement « légitimait les 2,1 milliards » supplémentaires réclamés par le collectif, alors que le Premier ministre avait d’abord parlé de revendications « irréalistes ». Mais le gouvernement veut intégrer cela dans un futur « plan de convergence » (prévu par la loi égalité réelle outre-mer), ce que ne souhaite pas le collectif. Rimane a également salué « le fait que l’Etat a acté le fait qu’il n’y aurait aucune poursuite judiciaire, pénale et financière envers les participants au mouvement ».

Là encore, un discours différent de celui du préfet, qui a affirmé que s’il n’était « pas hostile » à ce que d’éventuelles plaintes de l’administration n’aboutissent pas, il ne donnait « pas d’ordre au procureur ».