Une étude montre que les enfants sont aussi touchés par les perturbateurs endocriniens.
Une étude montre que les enfants sont aussi touchés par les perturbateurs endocriniens. - SEBASTIEN BOZON / AFP

Les plus jeunes aussi sont touchés par les perturbateurs endocriniens. Bisphénol A, phtalates, pesticides… Des traces de dizaines de produits ont été retrouvées dans les cheveux d’enfants de 10 à 15 ans, selon une étude publiée jeudi par 60 millions de consommateurs, qui appelle autorités et consommateurs à réagir.

L’association de consommateurs a fait analyser par un laboratoire indépendant une mèche de cheveux d’un panel de 43 enfants et adolescents de 10 à 15 ans, habitant « sur tout le territoire » français, tant en ville qu’en milieu rural, pour y rechercher 254 substances « répertoriées comme des perturbateurs endocriniens potentiels ou avérés ».

Les résultats, publiés dans son magazine, en kiosques ce jeudi, montrent que des polluants ont été détectés dans les cheveux de tous les jeunes participants : 23 à 54 molécules ont été retrouvées selon les enfants. Des résultats qui « suggèrent fortement » que les petits Français sont « tous contaminés », s’alarme le magazine.

Des produits du quotidien

« Aux très hautes autorités d’arrêter de jouer les poules mouillées et d’imposer des règles. (…) Et rappelons que la meilleure pression vient des consommateurs, capables de refuser d’acheter des produits non vertueux », interpelle la rédactrice en chef du magazine Sylvie Metzelard dans son éditorial, évoquant les risques de ces substances pour le développement et la fertilité. Les perturbateurs endocriniens sont des substances présentes dans de nombreux produits du quotidien (cosmétiques, jouets, peintures, contenants alimentaires…), qui perturbent le système hormonal et peuvent générer maladies et anomalies.

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Parmi les sept grandes familles de polluants recherchées, des phtalates et des pesticides étaient présents dans tous les échantillons analysés, tandis que bisphénols, PCB (interdits depuis 1987), hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), métaux lourds et retardateurs de flamme bromés (PBDE) ont été retrouvés chez une partie des enfants.

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