Attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray: Le procès en béatification du père Jacques Hamel est ouvert

RELIGION Il était unanimement apprécié pour sa simplicité...

20 Minutes avec AFP

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Le père Jacques Hamel.

Le père Jacques Hamel. — PAROISSE SAINT-ETIENNE-DU-ROUVRAY / AFP

Le procès en béatification du père Jacques Hamel, prêtre catholique égorgé en juillet 2016 par deux djihadistes dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, est officiellement ouvert, a annoncé ce jeudi le diocèse dans un communiqué.

Le pape François avait exceptionnellement accepté à l’automne de raccourcir le délai avant l’ouverture de ce procès en béatification, habituellement fixé à cinq ans.

« Subi la mort pour sa foi en Jésus Christ »

« S’il aboutit positivement, le martyre du père Jacques Hamel sera alors officiellement reconnu selon le critère de l’Eglise catholique » pour « avoir subi la mort pour sa foi en Jésus Christ », écrit le diocèse de Rouen. Le défunt aura alors le titre de bienheureux.

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Jacques Hamel, un prêtre de banlieue unanimement apprécié pour sa simplicité, a été assassiné le 26 juillet à l’église Saint-Etienne de Saint-Etienne-du-Rouvray en Seine-Maritime, alors qu’il terminait de célébrer une messe matinale en petit comité.

Deux djihadistes de 19 ans, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, avaient pris en otages cinq personnes et égorgé le prêtre avant d’être abattus par la police. L’assassinat avait été revendiqué par l’organisation djihadiste de l’Etat islamique (EI).

Un procès qui prendra « des mois, voire des années »

L’annonce officielle de l’ouverture de ce procès a été faite ce jeudi matin par l’archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, en sa cathédrale, lors de la messe chrismale, la cérémonie de la Semaine sainte au cours de laquelle sont bénites les « saintes huiles » des sacrements, en présence de tous les prêtres du diocèse.

Le procès, confié au père Paul Vigouroux en tant que postulateur, est entré dans sa première phase, l’enquête diocésaine, qui sera suivi d’une seconde étape, l’examen de la cause à Rome. Parallèlement, les écrits du prêtre (sermons, éditoriaux du bulletin paroissial…) seront examinés par des théologiens.

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Le procès en béatification prendra « des mois, voire des années », avait prévenu Mgr Lebrun à l’automne. La probable reconnaissance du décès du père Hamel en martyr (« mort en haine de la foi ») le dispenserait d’obtenir un miracle pour être reconnu « bienheureux ». Il lui en faudrait cependant un pour qu’il soit éventuellement canonisé - donc déclaré « saint » - par la suite.