Guerre d'Algérie: 55 ans après, il faut «continuer à panser les plaies», affirme Todeschini

MEMOIRE Le secrétaire d'Etat chargé des Anciens Combattants s'est rendu devant le monument commémoratif des victimes de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Marc Todeschini au palais de l'Elysée, le 8 mars 2017.

Jean-Marc Todeschini au palais de l'Elysée, le 8 mars 2017. — David Niviere /SIPA

Le 19 mars 1962, les accords d’Evian signaient la fin de la guerre d’Algérie. Plus d’un demi-siècle plus tard, Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat chargé des Anciens combattants, a reconnu que « le travail de mémoire est nécessaire pour panser les plaies qui demeurent encore vives en France et en Algérie ».

Devant le monument en mémoire aux victimes de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc, le représentant du gouvernement a ajouté : « Nous appuyer, avec lucidité, sur l’histoire commune entre la France et l’Algérie est la seule voie pour tisser des liens d’amitié et de fraternité, pour que nos deux peuples regardent ensemble vers l’avenir. »

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En 2016, François Hollande fut le premier président à commémorer ce cessez-le-feu décrété au lendemain des accords d’Evian, provoquant une levée de boucliers chez les anciens combattants et pieds-noirs pour qui le 19 mars marqua non pas la fin du conflit mais le début de l’exil et du massacre de civils et des supplétifs de l’armée française. La France reconnut l’indépendance de l’Algérie le 3 juillet 1962.

Une exposition itinérante dans les établissements scolaires

Jean-Marc Todeschini a aussi insisté sur l’importance de « transmettre » cette histoire aux jeunes générations. Une exposition sur les mémoires de la guerre d’Algérie, à l'initiative de l’Office national des anciens combattants, sera présentée d’ici la fin de l’année dans les collèges et lycées.

Des pièces des musées français sur l’histoire de la France et de l’Algérie seront aussi exposées au Mucem à Marseille, a-t-il précisé. En 2002, le gouvernement socialiste de Lionel Jospin avait proposé une loi pour faire du 19 mars une « journée nationale du souvenir ». Le texte, rejeté par le Sénat, ne fut adopté que dix ans plus tard, après l’élection de François Hollande.