Photo d'archives du 20 juillet 2016 montrant des soldats du 8e RPIMA (8e regiment de parachutistes d'infanterie de marine), participant à l'opération Sentinelle, à l'aéroport Charles de Gaulle à Roissy-en-France.
Photo d'archives du 20 juillet 2016 montrant des soldats du 8e RPIMA (8e regiment de parachutistes d'infanterie de marine), participant à l'opération Sentinelle, à l'aéroport Charles de Gaulle à Roissy-en-France. - ALAIN JOCARD / AFP

Il est environ 7h du matin, lorsqu’une patrouille de police de Stains (Seine-Saint-Denis) arrête une voiture pour un contrôle routier sur un rond-point situé à la frontière avec la ville de Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise). Alors qu’il s’apprête à montrer ses papiers aux trois agents, le conducteur sort un pistolet à grenaille de sa boîte à gants et ouvre le feu sur l’un des policiers le blessant légèrement à la tête.  Les policiers répliquent mais l’individu parvient à s’enfuir.

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« Les trois hommes étaient des gardiens de la paix non spécialisés. Il s’agit des policiers que l’on voit tous les jours patrouiller dans la rue », indique à 20 Minutes Loïc Lecouplier, secrétaire national du syndicat Alliance Police Ile-de-France. « L’un avait huit mois de service, le second un an et demi et le troisième deux ans et demi ». C’est ce dernier qui a été touché à la tête. « Il a la partie droite du visage, au niveau de la joue, criblée de plombs », explique pour sa part Yves Lefèvre, secrétaire général du syndicat UNITÉ SGP Police FO. « Les policiers ont tous moins de trente ans, ils ont utilisé leurs armes, ils sont très choqués », détaille-t-il.

« Nos collègues ont très bien réagi »

Le jeune policier blessé a été conduit à l’hôpital Lariboisière à Paris pour être soigné. Il est toujours en observation mais, selon nos informations, ses yeux ne seraient pas touchés.

« Nos collègues ont très bien réagi », estime également Denis Jacob, secrétaire général du syndicat Alternative police. « Avec la menace terroriste, les policiers ont reçu des consignes et des instructions précises qu’ils ont encore appliquées à la lettre ce matin », explique-t-il à 20 Minutes.

Les militaires en état de choc

Le tireur prend ensuite la fuite et arrive à l’aérogare d’Orly-Sud, vers 8h30, où il croise une patrouille de trois militaires de l’armée de l’air. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, a indiqué à la presse qu’il s’agissait d’un réserviste et d’un aviateur et une aviatrice. C’est cette dernière que l’homme armé agresse. Il la met à terre, « la saisit par le cou », selon un voyageur interrogé par Europe 1 et tente de lui arracher son fusil d’assaut Famas qu’elle porte en bandoulière.

La militaire résiste mais l’homme parvient, après l’avoir braquée avec son pistolet, à saisir son Famas et à le pointer vers les autres militaires, explique à l’AFP une source proche du dossier. Les deux autres militaires de l’opération Sentinelle ouvrent alors le feu « pour la protéger » ainsi que « tout le public », a indiqué le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. L’individu est alors abattu. Les trois militaires visés par l’assaillant, et qui se trouvaient en état de choc, ont été pris en charge par les secours.

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