Terrorisme: Trois mineures radicalisées mises en examen

Terrorisme Agées de 14 à 17 ans, ces trois jeunes filles avaient été interpellées mardi par la direction générale de la sécurité intérieure...  

N. Se. avec AFP

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Illustration police à Paris.

Illustration police à Paris. — F. Pouliquen / 20 Minutes

Soupçonnées d’avoir été en contact avec des personnes impliquées dans des filières djihadistes, présentes entre autres dans la zone irako-syrienne, ces trois adolescentes ont été mises en examen par un juge antiterroriste parisien cette semaine, selon les informations publiées samedi par l'Agence France-Presse, de source judiciaire. 


Selon cette même source, deux d’entre elles, la jeune fille de 14 ans, Varoise, et une autre de 15 ans, originaire de Seine-et-Marne, ont été mises en examen jeudi par un juge d’instruction pour « association de malfaiteurs terroriste » et placée sous contrôle judiciaire, tout comme la troisième, âgée de 17 ans et originaire de Mulhouse, présentée au juge d’instruction vendredi.

En contact avec des djihadistes grâce à la messagerie Telegram

Ces jeunes filles avaient été interpellées mardi par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), notamment en région parisienne, en même temps qu’une jeune fille de 18 ans originaire de Creil (Oise) qui a été relâchée au terme de sa garde à vue, sans poursuite à ce stade des investigations.

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Les enquêteurs pensent que les trois mineures appartenaient à un groupe de discussion sur la messagerie cryptée Telegram, chaîne prisée des djihadistes et notamment du Français Rachid Kassim qui y relayait des appels aux meurtres.
Membre du groupe jihadiste État islamique (EI) et considéré comme l’inspirateur de plusieurs attentats en France, Rachid Kassim a été vraisemblablement tué courant février dans un bombardement de la coalition contre l’EI près de Mossoul, en Irak, selon des sources américaines et françaises.

Un projet d’attentat ?

Des échanges repérés cet été par les enquêteurs sur cette messagerie cryptée pouvaient laisser supposer que les jeunes filles envisageaient de commettre des actions violentes, sans qu’un projet abouti n’ait pu être mis en évidence à ce stade, a-t-on indiqué de source proche de l’enquête.

L’enquête devra déterminer si elles avaient la volonté de partir pour une zone de combat en Irak ou en Syrie ou si elles projetaient de commettre une action jihadiste en France.

Leurs arrestations ont eu lieu dans le cadre d’une information judiciaire dans laquelle une adolescente de 16 ans, a été arrêtée en août 2016 à Melun (Seine-et-Marne) et mise en examen. Aux yeux des enquêteurs, elle semble avoir joué « un rôle important » dans ce groupe de discussion, selon la même source. Les services antiterroristes l’avaient interpellée alors qu’elle se disait prête à commettre une action violente au nom du jihad, dans les messages qu’elle envoyait sur Telegram.