Pascal Bruckner « regrette » que les musulmans en France «ne poursuivent pas en procès Daesh».
Pascal Bruckner « regrette » que les musulmans en France «ne poursuivent pas en procès Daesh». - BALTEL/SIPA

Le romancier et essayiste Pascal Bruckner a créé l’événement sur Internet lors de son intervention ce vendredi matin sur France Inter. L’invité d’Ali Baddou est revenu sur l’un de ses thèmes de prédilection : l’analyse du mot l’islamophobie. «  Ce que je reproche à ce mot islamophobie, c’est qu’il confond deux choses, il amalgame la persécution des croyants qui est effectivement un crime et la critique de la religion qui est un droit », explique-t-il.

« Les djihadistes depuis quinze ou seize ans donnent de l’Islam une image détestable et c’est eux qu’il faudrait accuser d’islamophobie », lance-t-il avant de conclure : « Je regrette que le Collectif contre l’Islamophobie en France ne poursuive pas en procès Daesh, Al-Qaida, Boko Haram, les Chabab et les Talibans. Mais on sait bien qu’ils ne le feront jamais. »

Sur Twitter, les internautes ont très rapidement ironisé autour de cette injonction.

L’intellectuel est coutumier des controverses concernant le racisme ou l’islamophobie. Il parle ainsi de « racisme imaginaire » et affirme que le concept d’islamophobie est « calqué sur celui de xénophobie et a pour but de faire de l’islam un objet intouchable sous peine d’être accusé de racisme ».

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