12 ans de réclusion pour le violeur de la mère de la petite Fiona

JUSTICE Adel Souissi a écopé d'une peine plus légère qu'en première instance...

20 Minutes avec AFP

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Cécile Bourgeon (à gauche), au procès d'Adel Souissi, le 5 septembre.

Cécile Bourgeon (à gauche), au procès d'Adel Souissi, le 5 septembre. — Thierry Zoccolan / AFP

Adel Souissi, 37 ans, a été condamné mercredi à 12 ans de réclusion pour le viol de la mère de la petite Fiona, qui sera elle-même rejugée devant les assises de Haute-Loire pour la disparition de sa fille en 2013 à Clermont-Ferrand.

Au terme de trois jours d'audiences en appel à huis-clos au Puy-en-Velay, la cour a entièrement suivi l'avocat général et s'est montrée plus clémente qu'en première instance. Elle a en outre assorti sa condamnation d'une période de sûreté des deux-tiers et d'un suivi socio-judiciaire de 10 ans.

Le 7 septembre, les assises du Puy-de-Dôme lui avaient infligé 14 ans de réclusion criminelle pour ce viol, survenu un an avant l"Affaire Fiona". Cécile Bourgeon, 29 ans, toujours en détention à la maison d'arrêt de Lyon-Corbas dans l'attente de son procès en appel, a de nouveau témoigné au procès de son violeur.

Le 5 mai 2012, la jeune femme reconduisait à son domicile Adel Souissi, une connaissance de son petit ami de l'époque, après une soirée en discothèque à Clermont-Ferrand. Une fois sur place, l'accusé lui avait imposé une relation sexuelle.

«Parole entendue»

"Nous sommes satisfaits que la parole de Cécile Bourgeon ait été entendue et reconnue par la justice pour la troisième fois en six mois", s'est félicité auprès de l'AFP son avocat, Me Renaud Portejoie.

En 2013, Cécile Bourgeon avait mis en cause Adel Souissi dans l'enlèvement de sa fille, avant d'avouer plusieurs mois plus tard que la fillette de cinq ans était morte et qu'elle l'avait enterrée à la lisière d'une forêt, avec son compagnon Berkane Makhlouf. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Ses mensonges avaient conduit la défense d'Adel Souissi, qui contestait le viol, à mettre en doute la crédibilité de la jeune femme. Le 26 novembre, Cécile Bourgeon a été acquittée du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur sa fille, pour lesquelles son compagnon a été condamné à 20 ans de réclusion.

Elle n'a écopé que de cinq ans d'emprisonnement, notamment pour "non-assistance à personne en danger" et "dénonciation de crime imaginaire" pour avoir monté le scénario de sa disparition dans un parc de Clermont-Ferrand, le 12 mai 2013. Le parquet général avait fait appel.

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