French policemen stand guard at the Rose des Vents district also known as the Cite des 3000 (City of 3000) in Aulnay-sous-Bois, northeast of Paris on February 7, 2017. Angry French youths clashed with police and burned cars in a Paris suburb for a third night in a row on February 6, 2017 police sources said, amid simmering anger over the alleged rape of a local man during his arrest last week. A 22-year-old black youth worker named as Theo required major surgery after his arrest on February 2, 2017 when he claims a police officer sodomize
French policemen stand guard at the Rose des Vents district also known as the Cite des 3000 (City of 3000) in Aulnay-sous-Bois, northeast of Paris on February 7, 2017. Angry French youths clashed with police and burned cars in a Paris suburb for a third night in a row on February 6, 2017 police sources said, amid simmering anger over the alleged rape of a local man during his arrest last week. A 22-year-old black youth worker named as Theo required major surgery after his arrest on February 2, 2017 when he claims a police officer sodomize -

La colère ne faiblit pas, malgré l’appel au « calme » du gouvernement. Les incidents qui s’enchaînent depuis plus d’une semaine en banlieue parisienne dans le sillage de l’affaire Théo, victime d’un viol présumé lors d’une interpellation, se sont poursuivis lundi soir. Selon un premier bilan établi peu avant minuit, douze personnes ont été interpellées en Seine-Saint-Denis, où trois véhicules ont été incendiés et une vingtaine de feux de poubelles recensés.

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Les incidents ont notamment touché les villes d’Epinay-sur-Seine, Clichy-sous-Bois et Neuilly-Plaisance, selon une source préfectorale. Des heurts ont aussi éclaté à Goussainville (Val-d’Oise) où une quarantaine de jeunes ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre. Un passant a été légèrement blessé par « des débris de cocktail Molotov », selon la préfecture. Les échauffourées ont pris fin à 22h40. Deux personnes ont par ailleurs été interpellées à Dijon, après une manifestation de 150 personnes en soutien au jeune homme.

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François Hollande à Aubervilliers mardi

Plus tôt dans la journée, le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux avait appelé « au calme », « à la responsabilité » et « à la confiance dans la justice ». Il a condamné dans le même temps les violences de ce week-end à Bobigny, où une manifestation pour réclamer « Justice pour Théo » a dégénéré en multiples dégradations, et à Argenteuil (Val-d’Oise).

François Hollande, qui s’était déplacé au chevet du jeune homme la semaine dernière, se rend mardi matin à Aubervilliers pour un déplacement consacré à l’emploi des jeunes, fortement touchés par le chômage dans les quartiers.

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Huit personnes toujours en garde à vue

Dimanche soir, plus de cinquante incidents ont été recensés dans une trentaine de communes de région parisienne, selon un rapport interne de la préfecture de police de Paris cité par Le Figaro à paraître mardi. Parmi ces incidents, 34 véhicules incendiés, 21 feux de poubelles, 4 véhicules de police et un bus « dégradés ».

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Lundi, huit personnes étaient toujours en garde à vue après la manifestation de Bobigny samedi. 37 personnes avaient été interpellées dans les heures qui avaient suivi. Les audiences de comparutions immédiates pour les violences de ces derniers jours se sont poursuivies lundi à Bobigny, avec notamment deux hommes condamnés à des peines d’amende avec sursis pour « outrages ».

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