Les trois vaccins obligatoires en France doivent être disponibles sans être associés avec d’autres

SANTE La diphtérie, le tétanos et la poliomyélite font actuellement l’objet d’injections groupées…

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un vaccin.

Illustration d'un vaccin. — Pixabay

Cette demande avait fait l’objet d’une pétition qui avait rassemblé plus d’un million de signataires. Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP), les seuls à être obligatoires en France, doivent être disponibles sans association avec d’autres vaccins, a tranché ce mercredi le Conseil d’Etat.

La plus haute juridiction administrative « enjoint au ministre chargé de la Santé de prendre des mesures pour rendre disponibles » les vaccins DTP sous cette seule forme, alors que les laboratoires l’associent actuellement à d’autres vaccins « fortement recommandés », dans des vaccins polyvalents, vendus plus chers.

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En France, les trois vaccins obligatoires sont la diphtérie depuis 1938, le tétanos depuis 1940 et la poliomyélite depuis 1964. Ils font l’objet de trois injections groupées (DTP) avant l’âge de 18 mois.

« Cette décision nous donne satisfaction »

« Cette décision nous donne satisfaction », a commenté Me Jacqueline Bergel, avocate des quelque 2.300 plaignants.Le Conseil d’Etat « a entendu le raisonnement que j’ai tenu » selon lequel une rupture de stock est bien synonyme de non-disponibilité et rappelle ainsi au ministère, qui se disait « incompétent » en la matière, que « la loi l’oblige et lui donne des pouvoirs », a-t-elle ajouté.

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A l’origine de la plainte, Augustin de Livois, président de l’Institut pour la protection de la santé naturelle (IPSN), avait également lancé une pétition sur les dangers de la vaccination qui a suscité une polémique dans les milieux médicaux. Avec cette pétition alarmiste sur les dangers de certains vaccins, notamment en raison de la présence d’aluminium dans leurs adjuvants, les signataires dénonçaient également la pénurie des vaccins obligatoires qui contraint les parents à faire vacciner leurs enfants contre six maladies au lieu de trois.