Mouvement de panique devant le Stade de France, le 13 novembre 2015.
Mouvement de panique devant le Stade de France, le 13 novembre 2015. - Michel Euler/AP/SIPA

Il s’agit de la quatrième condamnation pour tentative d’escroquerie ou escroquerie. Un couple de vendeurs à la sauvette a été condamné ce mercredi par le tribunal de Bobigny à un an de prison, dont six mois ferme, pour s’être fait passer pour les victimes de l’attentat au Stade de France, le 13 novembre 2015.

Le parquet avait requis un an de prison ferme contre ces Serbes de 36 et 47 ans, jugeant leur comportement « innommable ».

Plusieurs incohérences dans leur dossier

Le soir du 13 novembre, le couple condamné à Bobigny était bien à Saint-Denis pour vendre des écharpes. Mais, à l’heure où le troisième kamikaze, dont ils disent être victimes, actionne sa ceinture d’explosifs, ils ont déjà quitté les lieux. C’est ce que les enquêteurs, alertés par le parquet de Paris sur plusieurs incohérences dans leur dossier, ont découvert en contrôlant leur téléphone portable : au moment de l’explosion, il bornait à Aulnay-sous-Bois, où ils habitent.

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Placés en garde à vue mercredi, l’homme handicapé à 80 % et son épouse, enceinte de leur deuxième enfant, ont commencé par nier. Dans le box du tribunal, visiblement bouleversés, ils ont dit « regretter » avoir menti aux policiers et aux médecins. Et tenté de se justifier en évoquant le couple d’amis, réellement blessés, qui leur auraient dit de « faire comme eux ».

Trois condamnations concernant les attentats de Paris et Saint-Denis ont déjà été prononcées pour tentative d’escroquerie ou escroquerie envers le FGTI, le fonds de garantie qui indemnise les victimes du terrorisme et d’autres infractions. La peine la plus lourde, 3 et 6 ans ferme, a été prononcée par le tribunal de Grasse (Alpes-Maritimes) à l’encontre d’un couple qui avait perçu 60 000 euros après avoir prétendu avoir été « soufflé » par une explosion aux abords du Stade. Les deux concubins avaient été confondus quand ils avaient à nouveau tenté d’escroquer le FGTI après l’attentat de Nice.

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