Téléphone portable (illustration).
Téléphone portable (illustration). - CLOSON DENIS/ISOPIX/SIPA

Les associations de consommateurs sont en colère. Les mesures d’ondes émises par les téléphones portables sont régulièrement contrôlées par l’Agence nationale des fréquences (ANFR). Seulement voilà, elles ne sont pas portées à la connaissance des consommateurs, a confirmé ce mercredi son directeur Gilles Brégant qui dit être contraint par loi de garder ces données secrètes.

« Chaque année, nous choisissons dans le commerce 70 à 80 téléphones portables que nous faisons tester par des laboratoires certifiés pour vérifier que le débit d’absorption spécifique (DAS, la puissance émise par l’appareil) allégué par le constructeur est bien celui constaté », explique Gilles Brégant.

« Défaut d’information du public »

En cas de manquement du constructeur, « nous engageons une procédure contradictoire, mais dans le cadre de notre pouvoir de contrôle, nous ne pouvons communiquer qu’avec les personnes ayant commis l’infraction », précise-t-il en mettant en avant un article du Code des postes et télécommunications. Si le manquement persiste, un signalement au procureur peut être fait par l’ANFR, qui sera dotée dans les prochains mois d’un nouveau pouvoir de sanction administrative, précise son directeur.

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Cette absence de publication des contrôles effectués révolte Marc Arazi, ex-coordinateur de l’association Priartem, qui dit agir en tant que « lanceur d’alerte ». « Il y a un défaut d’information du public », déplore-t-il dans un communiqué et accuse l’ANFR, de « cultiver l’opacité ». Face au refus de l’ANFR de publier ses résultats, Marc Arazi s’est tourné vers la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) qui, dans un avis rendu le 17 novembre, a estimé que les résultats de ces tests devaient être publiés.

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Marc Arazi indique désormais étudier la possibilité d’un recours en justice pour que les données soient accessibles au plus grand nombre. Ce citoyen voudrait notamment connaître les modèles mis en cause dans un rapport de l’Anses, l’agence sanitaire, publié en juillet 2016 et qui faisait état de dépassements de la norme d’exposition maximale (2 watts/kg au niveau du tronc lors d’une mesure contre la peau, ou 4 watts/kg à 15 mm).

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