Jean-Louis Turquin à sa sortie de prison à Casabianda (Haute-Corse), en 2006.
Jean-Louis Turquin à sa sortie de prison à Casabianda (Haute-Corse), en 2006. - STEPHAN AGOSTINI / AFP

Nouveau rebondissement dans l’affaire Turquin ? Jean-Louis Turquin, qui avait été condamné en 1997 à vingt ans de prison pour l’assassinat de son fils, a été retrouvé mort chez lui, sur l’île de Saint-Martin, dans la nuit de vendredi à samedi. Son corps présentait un impact de balle « dans le dos ».

Une voisine a alerté les gendarmes « vers 1 h du matin », après avoir été avertie par la deuxième épouse de la victime. Cette dernière dit avoir trouvé le corps « en rentrant d’une soirée », « dans la chambre à coucher », a relaté le procureur. « Les lieux avaient visiblement été fouillés », a-t-il ajouté, précisant que « toutes les hypothèses » étaient envisagées.

Selon les premiers éléments de l’enquête, il n’y aurait pas de trace d’effraction, mais le portail et la porte d’entrée du domicile « restaient régulièrement ouverts », car Jean-Louis Turquin était vétérinaire. Les animaux pouvaient ainsi circuler dans l’enceinte de la propriété.

Il avait défrayé la chronique

Jean-Louis Turquin a été au cœur d’un fait divers largement médiatisé dans les années 1990. Il avait été condamné par la cour d’assises de Nice pour l’assassinat de son fils de 8 ans, Charles-Edouard, qu’il aurait commis en 1991 pour se venger de son épouse qui demandait le divorce. Le corps de l’enfant n’a jamais été retrouvé et Jean-Louis Turquin avait toujours clamé son innocence. Il avait bénéficié en 2006 d’une mesure de libération conditionnelle après dix ans de prison.

A sa sortie de centre de détention de Casabianda (Haute-Corse), le vétérinaire disait vouloir consacrer sa « nouvelle » vie à chercher ce qui était arrivé à son fils, disant ne pas savoir « s’il est encore vivant ou mort ». Il s’était installé à Saint-Martin en 2010.

Mots-clés :