Pour la nouvelle année, le Syndicat des prostituées adresse ses «pires voeux» aux parlementaires

BONNE ANNEE « Les travailleurSEs du sexe vous souhaitent pour 2017 un parcours de sortie de vie politique rapide et définitif »…

20 Minutes avec AFP

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Prostitution - Illustration

Prostitution - Illustration — VALERY HACHE / AFP

Il y a ceux qui souhaitent la bonne année, et puis il y a les autres. Le Syndicat du travail sexuel (Strass) a adressé ses « pires voeux » pour 2017 aux parlementaires français.

La raison ? Le vote en avril de la loi sur la prostitution, dont la mesure phare, la pénalisation du client, a selon le Strass « dégradé les conditions d’existence » des prostituées.

En 2016, « vous avez pénalisé nos clients », « vous nous avez précarisées », « vous nous avez exposées aux violences », « vous avez bafoué nos droits », « vous nous avez niées en tant que personnes adultes dotées d’un libre arbitre », énumère la carte de voeux envoyée mercredi à tous les députés et jeudi aux sénateurs, a déclaré à l'AFP Thierry Schaffauser, porte-parole du Strass.

La pénalisation du client au coeur des mécontentements

« Tout ceci n’est pas faute de vous avoir prévenus. Vous aviez à disposition tous les rapports scientifiques et institutionnels de l’Onusida, de l’Organisation mondiale de la santé », opposées à la pénalisation du client, insiste le texte accompagnant la carte qui cite également le planning familial, le Défenseur des droits et de nombreuses autres organisations.

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« Pour toutes ces raisons, les travailleurSEs du sexe vous souhaitent pour 2017 un parcours de sortie de vie politique rapide et définitif », à la suite d’une « défaite électorale cinglante que vous méritez, et qui, nous l’espérons, vous attend », lance le Strass.

Une carte adressée aux « sauveurs putophobes de tous bords »

La carte de voeux fait référence au « parcours de sortie de la prostitution », entré en vigueur fin octobre mais encore non appliqué, qui doit permettre aux personnes « victimes de prostitution » de trouver « des alternatives » via un dispositif d’insertion sociale et professionnelle.

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« Il y a une colère assez profonde dans la communauté des travailleurs du sexe », après une année 2016 « perçue comme plus dure que les autres » à cause du vote de loi sur la prostitution, a expliqué Thierry Schaffauser.

« A cause de vous, de nombreuSEs travailleurSEs du sexe sont contraintEs à une plus grande mobilité, à prendre plus de risques pour leur vie, leur santé et leur sécurité. Nos revenus ont été diminués, et les signalements d’agressions sont plus nombreux », pointe le syndicat dans le texte accompagnant la carte de voeux, également adressée aux « personnalités politiques abolitionnistes » et aux « sauveurs putophobes de tous bords ».

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