Des chauffeurs VTC manifestaient le 15 décembre 2016 place de la porte Maillot
Des chauffeurs VTC manifestaient le 15 décembre 2016 place de la porte Maillot - ALAIN JOCARD / AFP

Ils entendent « maintenir la pression » sur Uber. Après leur mouvement de protestation de la fin décembre, les chauffeurs de  VTC se rassembleront mardi matin devant le siège parisien de la plateforme américaine, mais sans bloquer la circulation, a appris l’AFP de sources concordantes.

« Nous serons devant le siège », dans le XIXe arrondissement de Paris, pour « déranger Uber » et l’amener à « fermer ses locaux » alors même que l’entreprise prévoit une journée de recrutement de chauffeurs VTC mardi, a expliqué à l’AFP Sayah Baaroun (Unsa VTC).

« Les dessous de la mariée ne sont pas roses »

Cette action, qui pourrait aussi concerner les locaux d’Uber à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), a pour but de « montrer qu’on ne lâche rien, que la pression ne redescend pas », a indiqué de son côté Jean-Luc Albert, président de l’association Actif-VTC.

« Il y a un recrutement chez Uber. Il est important que nous soyons présents pour dire : les dessous de la mariée ne sont pas roses », a-t-il poursuivi, assurant que les chauffeurs « ne gêneraient aucune circulation ».

Les organisations de chauffeurs (Unsa, Capa-VTC, Actif-VTC) ayant organisé depuis le 15 décembre des blocages et manifestations en région parisienne, notamment aux aéroports, avaient annoncé le 23 décembre une « trêve des confiseurs » à Noël.

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Conditions de travail « indignes »

Les manifestants accusent Uber, leader du marché des voitures de transport avec chauffeur, d’imposer des conditions de travail « indignes » avec un prix minimum de la course descendu à six euros. Ils réclament également un droit de regard sur les pratiques jugées « abusives » de déconnexion qui peut les priver d’accès à la plateforme, souvent à la suite de commentaires négatifs d’un client.

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Un médiateur a été nommé par le gouvernement pour mener une négociation d’ici au 31 janvier sur la tarification, les charges, la protection sociale et les conditions de déconnexion des plateformes.

« S’il n’y a pas d’avancées, si le médiateur ne nous recontacte pas », il y aura « une grosse mobilisation place de la Bastille le 16 janvier », a averti Sayah Baaroun, tandis que Jean-Luc Albert évoquait la possibilité d'« un très gros mouvement » le 16.

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