Les parents n’ont plus le droit de donner la fessée à leurs enfants

EDUCATION Cette disposition anti-fessées, intégrée dans la loi « égalité et citoyenneté », est saluée par plusieurs associations…

H. B.

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Illustration d'une fessée.

Illustration d'une fessée. — LOIC VENANCE / AFP

L’article est passé presque inaperçu. Adopté le 22 décembre dernier, le projet de loi « égalité et citoyenneté », dernier texte d’envergure du quinquennat, prévoit un texte relatif à la fessée et aux châtiments corporels. « L’exclusion de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles » est désormais intégrée dans le code civil.

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Une disposition anti-fessées saluée par des associations comme la Fondation pour l’enfance ou l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO).

Faire évoluer les comportements

Selon l’OVEO, cela signifie que « tous les actes de violence, verbaux, psychologiques ou physiques (gifler, fesser, pincer, tirer les oreilles ou les cheveux, donner des coups de pied, secouer, saisir brutalement, bousculer, pousser, contraindre l’enfant dans une position inconfortable, le priver de nourriture…) envers les enfants » sont désormais interdits.

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L’objectif de cette nouvelle disposition est avant tout de faire évoluer les comportements, et non de réprimer les parents, dont près de 85 % déclarent avoir recours à ce châtiment pour éduquer leurs enfants, selon Le Parisien.