Sur Twitter, la SNCF se félicite de son «faible» écart salarial entre hommes et femmes et crée la polémique

SEXISME Sur le réseaux social, le professionnel du rail semble ravi d’annoncer un écart salarial de 4 % entre ses employés et employées...

20 Minutes avec agence

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Le nouveau TGV de la SNCF. AFP PHOTO / GEOFFROY VAN DER HASSELT

Le nouveau TGV de la SNCF. AFP PHOTO / GEOFFROY VAN DER HASSELT — AFP

De nombreux internautes attachés à la lutte contre les inégalités hommes-femmes grincent des dents. En cause ? Le message posté par la SNCF ce lundi sur son compte Twitter @SNCF.

Dans son post, la société semble ravie d’annoncer un écart salarial de 4 % entre ses employés et employées. Une satisfaction probablement liée au fait que cette différence atteint 15 à 20 % au niveau national.

Un écart « plus faible que la moyenne »

« Chez SNCF l’écart de rémunération hommes/femmes est plus faible que la moyenne », indique le tweet, destiné à promouvoir l’opération Girls Day organisée le 24 novembre dernier.

Ce jour-là, des lycéennes ont pu découvrir des métiers du train où les femmes sont rares. Une volonté de lutter contre les discriminations qui n’a pourtant pas empêché la SNCF de se féliciter de la disparité salariale entre hommes et femmes qu’elle pratique, sous prétexte que cette dernière est plus basse qu’ailleurs.

Les twittos s’insurgent

« Qd la SNCF affiche fièrement qu’elle pratique l’écart salarial hommes/femmes, mais moins que d’autres #sexisme #RH », a ainsi à son tour tweeté mercredi la journaliste Clara-Doïna Schmelck, déclenchant ensuite une cascade de réactions sur les réseaux sociaux.

De nombreux twittos ont ainsi recommandé à la SNCF d’attendre que la différence de rémunération soit nulle avant de « se vanter » ou d’être « fiers », quand d’autres ont pointé du doigt l'« absence totale de femmes dans l’équipe dirigeante » de l’entreprise ou ont souhaité voir cette dernière justifier les 4 % d’écart salarial.

 

A peine plus de 20 % de femmes au sein de la SNCF

Une demande à laquelle la SNCF a répondu en mettant en avant « un positionnement (des femmes) sur des métiers moins générateurs d’éléments variables de rémunération » ou encore « une différence d’ancienneté », note Konbini.

Pour tenter de faire augmenter la proportion de femmes employées par la SNCF, qui s’élève actuellement à 20,33 %, la société des chemins de fer aurait par ailleurs mis en place un éventail de mesures, dont l’obligation de proposer une candidature féminine pour chaque poste vacant.