Les retards des trains devraient être mieux indemnisés par la SNCF.
Les retards des trains devraient être mieux indemnisés par la SNCF. - SIPA

Elles ne sont pas nombreuses, mais ces modifications qui entrent en vigueur ce jeudi pourraient avoir un impact sur votre portefeuille ou votre vie quotidienne. 20 Minutes fait le point.

  • Nouvelle hausse des prix du gaz

Et rebelote. Après une augmentation de 1,6 % en novembre, les tarifs réglementés du gaz, appliqués par Engie (ex-GDF Suez) à 7 millions de consommateurs, augmenteront de 2,6 % hors taxes en décembre.

La hausse sera de 0,9 % pour les foyers qui utilisent le gaz uniquement pour la cuisson, de 2,6 % pour ceux l’utilisant pour le chauffage et de 1,6 % pour ceux qui en ont un double usage cuisson et eau chaude, détaille la CRE.

Cette hausse répercute l’évolution du coût d’approvisionnement d’Engie depuis le 1er novembre, soit 1,3 euro supplémentaire par mégawattheure (MWh), souligne le régulateur de l’énergie. Malgré, tout, depuis le 1er janvier 2016, les tarifs ont baissé en moyenne de 3,4 %, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

>> A lire aussi: Cinq questions pour comprendre les fluctuations du prix du gaz

 

  • Des retards mieux indemnisés

Elle va faire de très nombreux heureux. La SNCF va indemniser dès jeudi les passagers des TGV et Intercités qui accusent un retard d’au moins 30 minutes à leur arrivée, quel qu’en soit le motif.

Jusqu’à présent, l’entreprise publique dédommageait uniquement les passagers si le retard lui était imputable, ce qui excluait les aléas externes comme les incidents météorologiques ou les actes de malveillance qui représentent « un tiers des retards », d’après la SNCF.

Les montants de l’indemnisation sont de 25 % pour un retard de 30 minutes à 2 heures, 50 % entre 2h et 3h et 75 % au-delà. Selon les calculs de la SNCF, cette nouvelle garantie, qui représente une « avancée sensible pour les voyageurs », pourrait servir « à 50 % de voyageurs en plus ».

L’usager pourra faire une demande de dédommagement en ligne, sur le lien « garantie ponctualité » du site SNCF, dès l’arrivée du train. Il obtiendra « un bon d’achat en 48h » et pourra l’utiliser « sur tous les canaux » et « en plusieurs fois s’il le souhaite ».

  • Du changement sur le licenciement économique

C’est une des mesures les plus controversées de la loi Travail : la réforme remettant à plat les motifs de licenciement économique, dans le but de « sécuriser » l’employeur face au juge entre en vigueur. A compter du 1er décembre, deux nouveaux motifs économiques jusqu’ici reconnus par la jurisprudence feront leur entrée dans le Code du travail : la réorganisation de l’entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité et la cessation d’activité. Par ailleurs, les difficultés liées à une baisse « significative des commandes ou du chiffre d’affaires » par rapport à la même période de l’année précédente sont précisées : un trimestre de baisse pour les entreprises de moins de 11 salariés, deux trimestres consécutifs pour les moins de 50…

Si ces mesures ont globalement l’assentiment du patronat, du côté des défenseurs des salariés, on craint qu’elles ne viennent faciliter les licenciements.

>> A lire aussi: Ce qui va changer avec la loi Travail au 1er janvier 2017

 

Mots-clés :