Les inégalités hommes-femmes se sont creusées depuis 2008.
Les inégalités hommes-femmes se sont creusées depuis 2008. - SUPERSTOCK/SIPA

Les Françaises veulent suivre l’initiative lancée par les Islandaises. Le collectif Les Glorieuses invite les salariées à réduire leur temps de travail pour combler l’inégalité salariale hommes-femmes en France. Le rendez-vous est fixé au lundi 7 novembre prochain. « A 16h34 (et 7 secondes), les femmes travailleront "bénévolement" », explique l’association qui appelle ainsi à la grève, estimant que « si les femmes étaient payées autant que les hommes, elles pourraient s’arrêter de travailler » ce jour-là, à cette heure précise.

La date du 7 novembre n’a pas été choisie au hasard. Lundi prochain, les femmes auront travaillé le même nombre de jours ouvrés qu’un homme à salaire égal. « En étant payées 15,1 % de moins que les hommes (sources Eurostat 2010), elles gagneraient alors autant que sur l’année 2016. Les 38,2 jours ouvrés restant représentent la différence de salaire entre les femmes et les hommes », détaille le collectif.

>> A lire aussi : Les Islandaises manifestent pour l’égalité salariale

« Une problématique politique centrale »

« Nous appelons les femmes, les hommes, les syndicats et les organisations féministes à rejoindre le mouvement du "7 novembre 16h34" et à multiplier les événements et manifestations pour faire de l’inégalité salariale une problématique politique centrale », écrivent les organisatrices sur la page Facebook de l’événement.

>> A lire aussi : Egalité hommes-femmes, «pas avant 2186», estime le Forum économique mondial

Un rapport publié la semaine dernière par le Forum économique mondial (WEF) estime qu’ il faudra attendre jusqu’en 2186, soit 170 ans, pour connaître une véritable égalité entre les hommes et les femmes​ au travail.

Lundi 24 octobre dernier, des milliers d’Islandaises avaient quitté leur lieu de travail à 14h38. Ce geste symbolique avait pour vocation de montrer leur mécontentement vis-à-vis des inégalités salariales, qui dans leur pays, est estimé à environ 14 %.

Mots-clés :