VIDEO. Grégory, Raddad, Dupont de Ligonnès... Les énigmes criminelles qui fascinent

FAITS DIVERS Certaines affaires criminelles deviennent plus médiatiques que d'autres...

Florence Floux

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L'affaire du petit Grégory 30 ans après — 20 minutes - Slideshow

Elles fascinent par leur côté mystérieux. Mercredi, l'une de ces affaires mythiques a connu un rebondissement avec le placement en garde à vue de trois membres de la famille du père du petit Grégory Villemin, tué en 1984.

L'affaire Grégory fait partie de ces faits divers qui ont captivé l’opinion publique et déchaîné les passions. 20 Minutes revient sur les affaires criminelles médiatiques qui sont restées dans toutes les mémoires et qui n’ont pour le moment pas trouvé de dénouement malgré de multiples rebondissements.

 

Le petit Grégory. Dans l’après-midi du 16 octobre 1984, Grégory Villemin, 4 ans, disparaît alors qu’il est en train de jouer devant la maison familiale, à Lépanges-sur-Vologne (Vosges). Sa mère, qui se trouvait à l’intérieur du pavillon, prévient la gendarmerie. La dépouille du petit garçon est repêchée en début de soirée dans la Vologne voisine. Ses mains et ses pieds sont attachés. Un journaliste présent sur les lieux immortalise la scène, qui se retrouve dans la presse et marque fortement les esprits.

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L’enquête va démontrer que la famille Villemin était la cible depuis plusieurs années d’un corbeau, qui revendique par courrier le meurtre de Grégory dès le lendemain. Un cousin de Jean-Marie Villemin, père du garçonnet assassiné, est soupçonné et interpellé avant d’être libéré. Villemin pense que le meurtrier de son fils a été relâché. Il l’abat avant d’être arrêté.

Sa femme Christine est ensuite suspectée par le juge d’instruction et placée sous mandat de dépôt. Elle est finalement relâchée. D’autres rebondissements suivront encore jusqu’à récemment en 2013, où des analyses ADN sont menées sans succès sur les cordelettes retrouvées sur le corps ainsi que sur les vêtements. Mais c'est ce mercredi que les espoirs renaissent : trois membres de la famille du père de Grégory sont placés en garde à vue. Celles-ci ont été prolongées ce jeudi.

 

Omar Raddad. Le 24 juin 1991, le corps de Ghislaine Marchal, une riche veuve, est retrouvé dans la cave de sa villa de Mougins (Alpes-Maritimes). L’inscription « Omar m’a tuer » (sic) est inscrite sur la porte avec son sang. Le jardinier de la victime, prénommé Omar, est rapidement suspecté et arrêté. Une controverse sur l’heure et la date de la mort de Ghislaine Marchal va empoisonner toute l’affaire et interférer avec l’alibi donné par le jardinier marocain.

Celui-ci, qui crie son innocence depuis le début, est condamné en 1994 à la réclusion criminelle. Après un pourvoi en cassation, il est gracié partiellement par Jacques Chirac en 1996. Omar Raddad est libéré en 1998. Plusieurs tentatives de révision de sa condamnation ont été lancées depuis, sans succès.

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La disparition de Suzanne Viguier. Le 27 février 2000, Suzanne Viguier, professeur de danse épouse de Jacques, professeur de droit, disparaît sans laisser de trace de leur domicile toulousain et sans prendre la peine d’emporter une seule affaire. Très vite le mari, qui a tardé à signaler la disparition de sa femme à la police devient le principal suspect. L’amant de Suzanne Viguier, Olivier Durandet, se montre particulièrement à charge envers l’époux.

D’après lui, elle aurait fait part de son intention de divorcer à son mari qui ne l’aurait pas toléré. Jacques Viguier aurait alors tué sa femme et fait disparaître son corps. Le matelas sur lequel dormait Suzanne -les époux faisaient chambre à part- n’est pas retrouvé par la police lors d’une perquisition, ce qui rend Jacques Viguier de plus en plus suspect. Celui-ci est placé en détention provisoire en mai. Un premier procès l’acquitte en 2009. Il est à nouveau acquitté lors du procès en appel qui se tient en 2010. Lors des débats, le comportement un peu trouble de l’amant est mis en évidence par les avocats de la défense. Olivier Durandet est interpellé pour subornation de témoin. Il aurait demandé à la baby-sitter des Viguier de mentir. Un simple rappel à la loi lui est adressé quelques jours plus tard.

 

La petite Maddie. Le 3 mai 2007, Madeleine McCann dite Maddie, 4 ans, dort dans le bungalow loué pour les vacances par ses parents à Praia da Luz, au Portugal, en compagnie de son petit frère et de sa petite soeur. Kate et Gerald, les parents, se sont absentés pour aller dîner en compagnie d’amis à une centaine de mètres. A intervalles réguliers, ceux-ci passent vérifier que les enfants dorment.

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A 22 heures, alors que Kate McCann assure son tour de veille, elle découvre la disparition de sa fille aînée. Pensant tout d’abord que la petite a fugué, les parents et leurs amis cherchent à l’intérieur du club de vacances. La gendarmerie est prévenue quarante minutes plus tard. La police aux frontières et les aéroports ne sont alertés que vers 4h du matin. Un couple d’Irlandais affirme avoir aperçu un homme tenant une petite fille blonde en pyjama peu de temps avant 22 heures.

Peu après, un site est lancé parles parents de Maddie pour collecter des informations et de l’argent afin de lancer des recherches. Très vite, la mère, Kate, est victime de rumeurs. En 2007, elle est mise en examen pour le meurtre de sa fille. Celle-ci est levée en 2008. L’année suivante, un policier portugais, Gonçalo Amaral, publie un livre sur l’enquête, y expliquant que Maddie est morte accidentellement dans le bungalow et que son corps a été caché pour simuler sa disparition. Le couple tente d’en empêcher la parution sans y parvenir.

L'affaire Dupont de Ligonnès. Le 21 avril 2011, cinq corps sont retrouvés au domicile de la famille Dupont de Ligonnès, à Nantes (Loire-Atlantique), portée disparue depuis plusieurs jours. Il s'agit d'Agnès, la mère, et de ses quatre enfants Arthur, Thomas, Anne et Benoît. Seul manque Xavier, le père de famille, qui devient alors le suspect numéro 1 de l'enquête. Signalé à de nombreuses reprises aux quatre coins de la France et à l'étranger, il n'a à ce jour jamais été retrouvé.

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