Un portrait d'Adama Traoré déployé le 30 juillet à Paris en hommage au jeune homme mort lors de son interpellation le 19 juillet 2016, dans le Val-d'Oise.
Un portrait d'Adama Traoré déployé le 30 juillet à Paris en hommage au jeune homme mort lors de son interpellation le 19 juillet 2016, dans le Val-d'Oise. - DOMINIQUE FAGET / AFP

La Cour de cassation a été saisie lundi d’une demande de dépaysement de l’enquête sur la mort d’Adama Traoré, décédé lors de son interpellation mi-juillet, a-t-on appris lundi auprès du parquet général de Versailles.

« La Cour de cassation a été saisie de la requête du procureur général lundi. La signification aux parties est en cours. Elles ont un mois pour faire des observations auprès du greffe de la Cour de cassation », a expliqué une source au sein du parquet général. La Cour de cassation se prononcera donc sur cette requête passé ce délai.

Deux plaintes déposées 

L’affaire était jusque-là dirigée par une juge d’instruction du tribunal de Pontoise (Val-d’Oise), qui dépend de Versailles. Mais la famille du défunt, critique à l’égard de la conduite de l’enquête, avait réclamé que la procédure soit délocalisée.

Immédiatement qualifiée de « bavure » policière par son entourage, la mort le 19 juillet d’Adama Traoré, 24 ans, avait entraîné plusieurs nuits de violences à Beaumont-sur-Oise, d’où il était originaire, et dans les communes voisines.

Sa famille a déposé deux plaintes dénonçant l’attitude des forces de l’ordre pendant et après l’arrestation.

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