Attentat de Nice: Le mari d'une victime du Bataclan reprend la plume après le 14 juillet

TRIBUNE Le journaliste qui a perdu sa femme au Bataclan reprend la plume pour publier une tribune dans « Le Monde » après l’attentat de Nice…

M. R.

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Un homme allume une bougie en hommage aux victimes de l'attentat de Nice, le 15 juillet 2016.

Un homme allume une bougie en hommage aux victimes de l'attentat de Nice, le 15 juillet 2016. — Luca Bruno / SIPA

« Je ne supporte plus l’odeur des bougies », voilà comment le journaliste Antoine Leiris débute sa nouvelle tribune publiée dans Le Monde, le 17 juillet 2016. C’est la deuxième fois qu’il s’exprime à la suite d’un attentat. La première fois, c’était dans un texte poignant diffusé sur Facebook en l’honneur de sa femme, Hélène, décédée au Bataclan en novembre dernier. Il s’adressait aux bourreaux de sa compagne dans un message intitulé  « Vous n’aurez pas ma haine ».

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« Je pensais ne plus avoir de larmes »

Cette fois-ci, il utilise l’image de la bougie pour exprimer sa tristesse et son amour de la vie après l’attentat de la Promenade des Anglais de Nice qui a fait 84 morts dont 10 enfants et adolescents, le 14 juillet dernier. « Contre un camion lancé à pleine vitesse, contre des Kalachnikovs chargées de rancœur, contre des explosifs prêts à sauter, c’est peu une bougie. Pourtant c’est une arme plus puissante que toutes celles qu’ils pourront utiliser. Parce que le jour ou la mort de l’autre nous laissera sans réaction, le jour où nous n’allumerons plus de bougies, nous serons devenus comme eux », écrit-il dans Le Monde.

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